Maladie de GAUCHER : actualités

Permettre aux patients atteints de maladie de GAUCHER (Lipidose : déficit de glucocerebrosidase ), à leur famille et aux professionnels de santé d'échanger sur la prise en charge, le traitement, les problèmes administratifs, juridiques ... Ghislaine SURREL

20 juin 2006

L’hypnose antidouleur, une technique « très efficace » qui « rencontre encore des réticences dans le corps médical »

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L'Express numéro 2867
C’est ce que remarque L'Express dans un court article.
Le magazine rappelle que l’hypnose « permet aux patients de gérer leur douleur et évite l’acharnement de traitements antalgiques, aux effets secondaires lourds ».
L'Express note toutefois qu’« à peine 15 des 100 unités françaises de soins palliatifs sont formées à cette pratique ».
L’hebdomadaire remarque ainsi que « du côté des médecins et des infirmiers, les préjugés sont encore tenaces. L’hypnose reste souvent liée à l’hystérie. Pourtant, cette technique ne provoque ni spasmes ni yeux révulsés ».
L'Express relève que « certains soignants, diplômés en hypnose médicale, préfèrent la pratiquer sous couvert de «sophrologie» ou de «relaxation». Sans doute pour ne pas discréditer leur profession ».

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26 mars 2006

Le plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur 2006-2010 en ligne

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24/03/06 - Présenté à la presse par Xavier Bertrand, vendredi 3 mars (voir lettre 191), le plan 2006-2010 d'amélioration de la prise en charge de la douleur est consultable en ligne sur le site du ministère de la Santé. Ce plan repose sur quatre axes : l’amélioration de la prise en charge des personnes les plus vulnérables (enfants, personnes âgées et en fin de vie) ; la formation renforcée des professionnels de santé ; une meilleure utilisation des traitements médicamenteux et des méthodes non pharmacologiques ; la structuration de la filière de soins.
> Le plan au format pdf - 36 pages :
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/prog_douleur/doc_pdf/plan_douleur06_2010.pdf


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19 mars 2006

Un nouvel antalgique de palier I VoltarenDolo, diclofénac à dosage antalgique

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Novartis Santé familiale met à la disposition des prescripteurs un nouvel antalgique de palier I, VoltarenDolo 12,5 mg, indiqué pour le traitement des douleurs légères à modérées et des états fébriles.

D’APRÈS UNE ENQUÊTE effectuée en France en 2003 (1), 78 % des adultes ont été confrontés à la douleur au cours des deux années précédentes, 54 % personnellement et 30 % par personne interposée. Dans 30 % des cas, une maladie était en cause, dans 20 % il s’agissait d’un accident, dans 15 % d’une intervention chirurgicale et dans 14 % d’examens ou de soins.

«Passée la valeur d’alarme, la douleur n’a aucun sens», rappelle le Dr Alain Serrie (hôpital Lariboisière, Paris, responsable de

la Fédération

d’évaluation et de traitement de la douleur). La douleur aiguë peut faire le lit de la douleur chronique, la douleur du zona, les lombalgies en sont des exemples ; elle justifie un traitement antalgique choisi en fonction de son mécanisme, de son intensité, adapté à la situation du patient et prescrit à la bonne posologie.

Vingt-huit pour cent des antalgiques de paliers I sont pris en automédication ; cette attitude, devant une douleur aiguë en apparence banale, répond au besoin de soulager rapidement la souffrance, mais ne doit pas être une alternative à une consultation médicale.

En effet, seule la consultation médicale permet de poser le diagnostic étiologique, de valider l’absence d’indicateur de gravité, de prescrire le meilleur traitement, étiologique et/ou antalgique à la bonne posologie.

Les antalgiques de palier I (classification OMS) sont les traitements préférentiels des douleurs nociceptives d’intensité légère à modérée, douleurs les plus fréquentes, puisque, selon les enquêtes, elles représentent de 70 à 80 % des douleurs faisant l’objet d’une prescription médicale (2).

Le paracétamol, l’aspirine, l’ibuprofène et quelques autres Ains à dosage antalgique sont les seules molécules du palier I. La plupart d’entre elles sont à la fois disponibles en automédication et sur prescription et, selon, les marques remboursables ou non par la collectivité.

Une nouvelle alternative thérapeutique. Le diclofénac est un anti-inflammatoire non stéroïdien dont les propriétés liées à une inhibition de la synthèse de prostaglandines sont connues et reconnues depuis plus de trente ans.

A partir de 75 mg par jour, son action anti-inflammatoire est prédominante ; administré à une posologie réduite, il exerce essentiellement un effet antalgique et antipyrétique.

L’action du diclofénac étant différente selon la dose utilisée, les posologies de VoltarenDolo ont été définies pour utiliser au mieux, chez l’adulte, les propriétés antalgiques et antipyrétiques de la molécule.

Le dosage original du diclofénac, antalgique et antipyrétique, a prouvé son efficacité dans tous les modèles de douleur d’intensité légère à modérée dans lesquels il a été étudié.

Au cours de son développement (21 essais cliniques menés chez 7 731 patients), VoltarenDolo 12,5 mg a été tout particulièrement étudié dans des modèles d’évaluation de la douleur aiguë : douleurs dentaires, douleurs ORL (pharyngites fébriles aiguës), dysménorrhées, céphalées, douleurs musculaires lombaires installées depuis 48 heures.

Les posologies retenues sont de 12,5 à 25 mg par prise, sans dépasser la dose de 75 mg par jour. Il a en effet été démontré que l’action antalgique et antipyrétique du diclofénac est dose-dépendante et croissante dans cet intervalle de doses.

L’avantage de ce dosage à visée antalgique est une amélioration très sensible du profil de tolérance de la molécule par rapport aux dosages anti-inflammatoires. Les effets secondaires bien connus des Ains sont, en effet, dans la majorité des cas, dépendants des concentrations plasmatiques.

Ce nouvel antalgique se présente sous forme de comprimés pelliculés de petite taille, faciles à avaler. Non gastrorésistants, ils se dissolvent rapidement, ce qui permet une diffusion rapide du produit actif ; le pic plasmatique est atteint en moins d’une demi-heure.

VoltarenDolo 12,5 mg est disponible exclusivement sur prescription (liste II) et remboursable à 65 % (le prix public de la boîte de 30 comprimés est de 2,52 euros).

> Dr MICHELINE FOURCADE

Conférence de presse organisée par le Laboratoire Novartis.
(1) Enquête Taylor Nelson Sofres/Sanesco, mars 2006.
(2) Part de marché des antalgiques de palier I - IMS Dataview, décembre 2005.

Le Quotidien du Médecin du : 17/03/2006


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20 février 2006

L’acupression améliore le score fonctionnel dans la lombalgie

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Une étude menée contre traitement physique

Une étude randomisée comparative dans la lombalgie chronique montre un résultat significatif en faveur de l’acupression par rapport au traitement physique pour améliorer le handicap, la gêne fonctionnelle et la douleur.

LA LOMBALGIE est souvent abordée par des méthodes alternatives ajoutées au traitement physique conventionnel. Parmi celles-ci, l’acupuncture est efficace pour soulager différents types de douleurs, ce qui a été montré dans de nombreuses études.

Le travail de Lisa Li-Chen Hsieh et coll. (Taïwan) ajoute à cela une démonstration de l’efficacité de l’acupression dans le domaine fonctionnel : l’incapacité à travailler, les scores de la douleur et l’état fonctionnel, avec une amélioration immédiate et qui dure six mois après la fin du traitement.

L’acupression, méthode dérivée de l’acupuncture, connaît actuellement une certaine vogue : les doigts sont utilisés à la place des aiguilles pour stimuler les points d’acupuncture. Dans la médecine traditionnelle chinoise, on utilise l’acupression depuis longtemps.

Hsieh et coll. font leur démonstration chez 129 patients, âgés de 18 à 81 ans, souffrant de lombalgies chroniques depuis plus de quatre mois, qui consultaient dans une clinique orthopédique à Kaoshing (Taïwan). Ils ont été randomisés pour être traités soit par acupression (64 patients), soit par un traitement physique classique : manipulations du rachis, thermothérapie, traitement par lumière infrarouge, stimulation électrique (65 patients).

Le traitement a été suivi pendant un mois. L’évaluation des résultats a été faite en utilisant deux questionnaires d’évaluation fonctionnelle (questionnaire de handicap de Roland et Morris et questionnaire d’Oswestry, des outils spécifiques utilisés dans la lombalgie) et une échelle d’autoévaluation des douleurs (échelle visuelle analogique), à trois reprises : à l’inclusion, à la fin du traitement et six mois plus tard.

Réduction de 89 % du handicap. Les résultats sont significatifs. Comparativement au traitement physique, l’acupression apporte : une réduction de 89 % du handicap et de la gêne fonctionnelle au questionnaire de Roland et Morris, une diminution du score des algies à l’échelle visuelle analogique, une réduction des insomnies et une amélioration à l’autre échelle d’évaluation fonctionnelle, le score d’Oswestry, classifié en cinq catégories ou en faisant une somme des items fonctionnels. 

La possibilité d’un effet psychologique de l’acupression, par l’intermédiaire de la relation entre le praticien et les patients, peut constituer une variable confondante. Sans l’éliminer, les auteurs indiquent qu’il doit sans doute peu intervenir. Les patients sont plutôt demandeurs de traitements occidentaux. Et la gêne fonctionnelle est sans doute un élément moins concerné par un effet psychologique que ne l’est la douleur.

L’efficacité de l’acupression pour soulager les douleurs de la lombalgie a été montrée auparavant, dans une étude randomisée contrôlée. Ce travail ajoute une évaluation fonctionnelle, ce que demandent la plupart des chercheurs sur les douleurs du dos.

> Dr BÉATRICE VUAILLE

« British Medical Journal », édition en ligne.

Le Quotidien du Médecin du : 20/02/2006


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12 février 2006

Pharmacologie du tramadol : le double effet… pour le prix d'un

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Ghislaine SURREL

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The analgesic effect of tramadol after intravenous injection in healthy volunteers in relation to CYP2D6. Enggaard TP. et coll. Anesth Analg. 2006 (102) 146-150

Dr Loic Tual

L´usage croissant du tramadol se justifie par l´efficacité de cette molécule aussi bien sur des douleurs aiguës d´origine lésionnelles qu´une efficacité sur des douleurs neuropathiques. Le tramadol pourrait agir par différentes voies distinctes mais complémentaires. En effet, il a été mis en évidence un effet mono-aminergique du tramadol qui est un mélange de deux énantiomères. L´énantiomère dextrogyre (+) a un effet noradrénergique, l´énantiomère lévogyre (-) ayant un effet sérotoninergique. Mais le tramadol a des métabolites générés par une O-déméthylation catalysée par le cytochrome CYP2D6. Il existe deux métabolites énantiomères issus des deux énantiomères du tramadol dont le dextrogyre (+)-M1 a une action opioïde. Quelle est l´efficacité de l´effet opioïde de ce métabolite lors de l´administration de tramadol par voie intraveineuse ?
Pour y répondre, les auteurs ont recruté 20 volontaires dont 10 déficitaires en cytochrome CYP2D6. Ils ont comparé les effets dans les deux groupes, de 100 mg IV de tramadol ou un placebo. La réponse à différentes stimulations nociceptives dont le test au froid (« cold pressure test ») a été évaluée à l´aide d´une échelle visuelle analogique électronique et une approche psychophysique: la stimulation électrique du nerf sural avec et sans sommation temp

orelle évaluée sur le niveau d´intensité de la stimulation générant la douleur ainsi que le seuil maximal toléré. De plus les métabolites du tramadol ont été dosés dans le sang. Chez les sujets métabolisant le tramadol, ce dernier a réduit l´inconfort lié au test au froid comparé au placebo. Chez les sujets ne métabolisant que peu le tramadol, il a réduit le seuil maximal de tolérance à la douleur.
L´effet mono-aminergique du tramadol a un effet analgésique auquel s´associe l´effet opioïde de son métabolite dextrogyre.

http://www.egora.fr/com_procedol/winbreveprocedol.asp?where=0&newsid=39417&news_ref=51837


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26 octobre 2005

Conseil des ministres du 26 octobre 2005 : Le plan de lutte contre la douleur

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Le ministre de

la Santé

et des Solidarités a présenté une communication sur le plan de lutte contre la douleur.

Le Gouvernement veut renforcer la lutte contre la douleur en mettant en œuvre, pour les années 2006-2010, un plan qui répond à cette exigence sanitaire et sociale. Ce plan, dont le coût s’élève à 14 millions d’euros, repose sur quatre axes.

1.- Améliorer la prise en charge de la douleur des populations les plus vulnérables. Pour les enfants et les adolescents, le Gouvernement souhaite améliorer la prise en charge de la douleur provoquée par les soins, développer les formes pédiatriques d’antalgiques et mieux dépister et traiter les douleurs chroniques. Pour les personnes handicapées, âgées et en fin de vie, le plan permettra de diffuser des outils d’évaluation de la douleur et d’aide à la prescription, ainsi que de réaliser des formations de sensibilisation dans les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes et les services de soins à domicile. L’accent est mis sur la prise en charge de la douleur psychologique de ces personnes et sur leur accompagnement lors de l’annonce du diagnostic (cancer, maladie d’Alzheimer...).

2.- Renforcer la formation pratique initiale et continue des professionnels de santé. Dans le cadre du plan, le Gouvernement souhaite créer un diplôme d’étude spécialisée complémentaire sur la douleur et les soins palliatifs, mieux intégrer la douleur au sein du diplôme d’études spécialisées de médecine générale et inscrire ce thème dans le cadre de la formation professionnelle continue des médecins libéraux.

3.- Améliorer les traitements médicamenteux et les méthodes non pharmacologiques dans des conditions de sécurité et de qualité. Il est nécessaire de mieux connaître la consommation des antalgiques, de simplifier le circuit des substances exerçant un effet physiologique similaire à celui de la morphine, de déterminer les conditions de mise en œuvre des traitements à domicile, de prévenir les douleurs induites par les soins et de développer les traitements physiques ou les méthodes psycho-corporelles.

4.- Structurer la filière de soins. Le plan vise à décloisonner l’organisation régionale de la prise en charge de la douleur chronique, dans le parcours de soins, les réseaux de santé, la coopération interhospitalière et au sein des établissements sociaux et médico-sociaux, en valorisant et en renforçant les structures de prise en charge.


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17 octobre 2005

Traitement de première intention : Le profil duparacétamol

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Ghislaine SURREL

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Le Quotidien du médecin Article du 14-Oct-2005 par Brigitte VALLOIS

En ce qui concerne le rapport bénéfice/risque, le paracétamol possède un profil séduisant : tolérance excellente, pas de somnolence, pas de toxicité gastrique. Il représente un traitement de première intention dans les douleurs aiguës ou chroniques d'intensité légère à modérée.

LES TRAVAUX fondamentaux réalisés depuis quelques années sur le mécanisme de l'action antalgique du paracétamol ont fait évoluer le profil pharmacologique de cet antalgique. Il s'agit d'un antalgique central dont le mécanisme d'action pourrait impliquer les cyclo-oxygénases et la sérotonine.

Les sociétés savantes.
Le paracétamol est un traitement de première intention des douleurs aiguës ou chroniques d'intensité légère à modérée. La plupart des études, notamment celles concernant l'arthrose, confirment une efficacité supérieure à celle du placebo avec une tolérance comparable. Le paracétamol a toujours été proposé comme antalgique de première intention par les différentes recommandations de nombreuses sociétés savantes. En 1993, la Bristish Society for Rheumatology, et, en 1998, le Royal College of General Practitionners plaçaient le paracétamol en première intention dans les douleurs arthrosiques et les douleurs lombaires. Les recommandations de l'Eular concernant l'arthrose du genou et de la hanche, proposent le paracétamol en première intention et le considèrent comme le traitement de choix au long cours si son efficacité est suffisante, réservant les Ains aux patients ne répondant pas suffisamment au paracétamol. L'American College of Rheumatology publiant une mise à jour de ces recommandations en 2000 sur l'arthrose du genou et de la hanche, confirme la position européenne. Les recommandations de la National Kidney Foundation proposent, chez les patients ayant une pathologie rénale, le paracétamol comme antalgique de choix en utilisation épisodique, voire même au long cours sous couvert d'une surveillance rigoureuse. L'American Geriatrics Society considère depuis 1998 le paracétamol comme le traitement de choix des douleurs d'origine musculo-squelettique légères à modérées des personnes âgées à la dose maximale de 4 g.
Chez l'enfant, également, le paracétamol est considéré par les prescripteurs comme un des traitements les mieux tolérés pour lutter contre la fièvre et les douleurs légères à modérées. En effet, dans les conditions d'utilisation recommandées du paracétamol (15 mg/kg toutes les six heures, soit 60 mg/kg par vingt-quatre heures), il n'a pas été rapporté de toxicité hépatique. Seule une augmentation de la concentration plasmatique des enzymes hépatiques, sans signe clinique, a été rapportée chez quelques enfants chez qui la dose administrée excédait 90 mg/kg/24 heures ; compte tenu de la très large utilisation du paracétamol et cela depuis de nombreuses années, on peut considérer que le paracétamol présente une très bonne tolérance ainsi qu'un très bon rapport bénéfice-risque dans les conditions d'utilisation recommandées. Une modification du schéma de traitement est en cours d'évaluation et constitue un des principaux points d'actualité de l'utilisation du paracétamol chez l'enfant. Ces propositions sont faites à la lumière de données pharmacocinétiques supplémentaires et de la modélisation de la relation concentration plasmatique - effet du produit.

Un décalage.
La modélisation de la relation pharmacocinétique-pharmacodynamique a confirmé la relation entre la concentration plasmatique du paracétamol et son effet antipyrétique et mis aussi en évidence un décalage de une à deux heures entre le temps de l'effet antipyrétique et analgésique maximal par rapport au temps de concentration plasmatique maximale. Pour supprimer ce délai, une dose initiale de charge (double, soit 30 mg/kg) est à l'étude, avant de poursuivre le traitement par la dose habituelle. Une étude dans la fièvre chez l'enfant a montré la supériorité de la dose 30 mg/kg par rapport à la dose 15 mg/kg en dose unique (Treluyer et al, Pediatrics 2001). D'autres études ont permis de vérifier que la mise en route du traitement par une dose initiale de charge permet d'obtenir une efficacité plus rapide avec une bonne tolérance, notamment au niveau du foie. Ce schéma posologique reste à valider.

> Dr BRIGITTE VALLOIS

Entretiens de Bichat, table ronde parrainée par Sanofi-Aventis, à laquelle participaient : A. Serrié, G. Pons, A. Eschalier, P. Bertin, F. Liard, J.-P. Alibeu, E. Fournier-Charrière, C. Ricard et F. Lassauge.


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16 juillet 2005

Nouvelles approches du traitement de la douleur

Article classé dans la catgorie : "DOULEUR" pour les patients atteints de douleur oseuse

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EULAR
Vienne - 8-11 juin 2005

Les associations fixes d'analgésiques

Zaldiar, association de paracétamol et de tramadol, deux antalgiques dotés de mécanismes d'action différents, est, chez l'adulte et l'adolescent, une option thérapeutique pour le traitement des douleurs aiguës et chroniques modérées à sévères.

LES INCERTITUDES qui planent aujourd'hui sur l'innocuité à long terme des inhibiteurs de la cyclooxygénase de type 2 (COX-2) au plan des effets cardio-vasculaires créent un besoin sans cesse croissant de nouvelles options thérapeutiques. La nécessité d'une nouvelle approche est particulièrement évidente pour les patients qui ont des facteurs de risque cardio-vasculaire, a souligné le Pr Richard Langford (Londres). Les Ains conventionnels ont une toxicité digestive qui limite leur utilisation. Les inhibiteurs sélectifs de

la COX-2

ont une activité antalgique et anti-inflammatoire équivalente à celles des Ains conventionnels. Ils sont mieux tolérés sur le plan digestif mais doivent néanmoins être prescrits avec précautions. « Les Ains conventionnels et les coxibs ne diffèrent pas en termes de retentissement sur le rein et la pression artérielle. Il est donc indispensable de réévaluer les stratégies thérapeutiques, spécialement chez les personnes âgées ou en présence de comorbidités multiples », précise le Pr Richard M. Langford.
« Le choix des médecins au sein des médicaments destinés au traitement analgésique au long cours est relativement limité car leurs mécanismes d'action ne sont pas assez variés », remarque le Pr Robert Raffa (Philadelphie).
Or la douleur étant souvent de nature multimodale, il est difficile d'avoir, sur des douleurs persistantes, une action antalgique soutenue avec une seule molécule, sans effets secondaires en cas d'augmentation de la posologie.
Les associations d'antalgiques offrent, outre une synergie d'effets analgésiques grâce à des mécanismes d'action différents, des propriétés pharmacocinétiques complémentaires et une meilleure tolérance grâce à la réduction de la dose de chacun des composants.
L'arsenal du palier II s'est enrichi de divers combinaisons fixes thérapeutiques faisant appel au paracétamol, dont l'association paracétamol-tramadol, fondée sur une complémentarité des propriétés pharmacodynamique et pharmacocinétiques de ces deux principes actifs, souligne le Pr Stephan Schug (Perth, Australie).
Le tramadol est un analgésique central dont l'efficacité est due à la synergie, aux doses thérapeutiques, d'un effet opioïde et d'un effet monoaminergique central lié à une inhibition du recaptage de la noradrénaline et de la sérotonine, mécanisme impliqué dans le contrôle de la transmission nociceptive centrale.
L'association du paracétamol, antalgique non opioïde, et du tramadol offre une potentialisation synergique selon un rapport qui atteindrait 9/1.
Zaldiar, association fixe de 325 mg de paracétamol et de 37,5 mg de tramadol, a fait la preuve de son efficacité et de sa bonne tolérance dans de nombreux essais cliniques. Il est indiqué chez l'adulte et adolescent (à partir de 12 ans) dans le traitement symptomatique des douleurs modérées à sévère, sous réserve d'un respect des contre-indications et des précautions d'emploi.

> Dr MICHELINE FOURCADE

D'après un symposium organisé par le Laboratoire Grûnenthal.

Le Quotidien du Médecin du : 24/06/2005


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24 juin 2005

Le nouvel âge d'or de l'hypnose

Des indications de plus en plus nombreuses :

Officiellement enseignée à la faculté de médecine depuis

2001, l

'hypnose connaît un développement et un champ d'application exponentiels. Un renouveau dont a témoigné le colloque « Aujourd'hui l'hypnose ».

ABANDONNÉE par Freud, condamnée par Lacan, l'hypnose réapparaît en France dans les années 1980, après quarante années de recherche expérimentale aux Etats-Unis. Elle connaît, depuis, un développement exponentiel. Un DU d'hypnose médicale - premier du genre en Europe - a même été ouvert en 2001 à la faculté de médecine Paris-VI Pitié Salpêtrière, accueillant l'hypnose dans le cursus officiel de la médecine. Les applications de l'hypnose ne cessent de s'étendre, et c'est pour rendre compte de ce renouveau que le colloque « Aujourd'hui l'hypnose » s'est tenu à Paris.
Pour le Dr Jean-Marc Benhaiem, praticien attaché au centre de traitement de la douleur de l'hôpital Ambroise-Paré et directeur du DU d'hypnose, « l'hypnose est un défi en ce qu'elle pose la question du bien-être à la globalité du patient et non pas à un organe ou à une fonction ». L'état hypnotique a « comme unique objectif de mettre en relation l'humain avec la totalité de son corps, de son espace et de son savoir : les éléments constitutifs de son monde », affirme-t-il. Il s'agit de « remettre du mouvement vers l'ouverture, vers la "perceptude" », terme proposé par François Roustang pour nommer la phase d'aboutissement d'une séance d'hypnose : l'étape thérapeutique où la personne est « de nouveau en accord avec son corps et avec le monde ».
Le déroulement d'une séance d'hypnose passe auparavant par deux autres phases. La première est la veille ordinaire (Roustang), où la personne utilise ses sens pour rester en relation avec l'extérieur. La deuxième est la dissociation, atteinte par la fixation ou la concentration sur une pensée ou une activité : il se produit alors un mouvement de l'extérieur vers l'interieur de l'être, le visage et le corps deviennent quasiment immobiles, la personne est comme « en suspens ». Cette étape apparaît comme une fermeture à des sensations - les effets analgésiques qui la caractérisent permettent notamment des soins médicaux ou chirurgicaux - et contraste avec la troisième et dernière étape, qui tente d'obtenir une ouverture au corps, avec le retour des sensations en relation avec le monde.
« La tâche de l'hypnotiseur est d'accompagner le sujet dans un processus auquel il accède d'autant plus facilement qu'il s'agit d'un processus naturel », précise le Dr Benhaeim.

Interagir avec le patient.
Pour Gérard Salem, psychiatre et psychothérapeute, enseignant à la faculté de médecine de Lausanne et directeur de

la Cimi

(Consultation interdisciplinaire maltraitance intrafamiliale), c'est la « nouïté » (we-ness) thérapeutique qui caractérise l'hypnose. En hypnothérapie, « il se passe quelque chose qui dépasse le contrôle délibéré du thérapeute comme le contrôle délibéré du patient. Un mécanisme supra-individuel se met à l'œuvre, autrement dit un processus essentiellement relationnel, une coconstruction à deux ». Ce que le Dr Salem appelle « l'opérateur interpersonnel » ou l'outil expérimental commun du changement. « Il s'agit (...) d'une forme d'accordage affectif ou de communion intersujective (...) C'est à ce prix que le changement devient opérant, et non, comme le laissent supposer d'autres travaux, les capacités ou la personnalité du patient, ou encore l'art du thérapeute. »
Dominique Megglé, psychiatre et ancien président de

la Confédération

francophone d'hypnose et de thérapies brèves, défend une approche sensiblement différente. « L'hypnotiseur n'a pas de pouvoir ; le patient sait ce qui est le mieux pour lui ; il a des richesses intérieures insoupçonnées de lui-même ; l'hypnotiseur facilite l'expression des potentiels latents de la personne grâce à une communication soignée et respectueuse qui fait que, le patient se sentant compris, exprime le meilleur de lui-même ; c'est alors une surprise pour tout le monde, et le patient le premier, affirme-t-il. C'est grâce à cela que la thérapie est possible, laquelle ne peut être que brève, à moins de chercher à guérir la condition humaine (...) C'est au prix de la reconnaissance et de l'utilisation du caractère singulier, unique, inédit de chaque patient que la thérapie peut être brève [de une à trois séances sont parfois suffissantes, ndlr]. En fait, il s'agit juste de s'intéresser à la personne pour de bon, de se mettre entièrement à son service, et elle fait le travail tout simplement. C'est une question de gentillesse (...) L'hypnose est une attitude, une manière d'interagir avec le patient qui réveille ses ressources. »

Quels bénéfices pour la santé ?
L'hypnothérapie a des indications de plus en plus nombreuses, au premier rang desquelles on trouve le traitement de la douleur. En France, plus de 40 % des centres de traitement de la douleur ont aujourd'hui recours à l'hypnose. Les anesthésistes, les urgentistes ou encore les dentistes appliquent des procédures hypnotiques pour atténuer la peur et la douleur. Les troubles du comportement (boulimie, anorexie, obésité...) et les addictions (tabagisme, alcoolisme) constituent également des indications privilégiées. L'hypnothérapie sert aussi, en psychiatrie, à traiter les dépressions, les phobies ou l'anxiété. La médecine interne n'est pas en reste : le champ d'application de l'hypnose va de la dermatologie (urticaire, eczéma) à la gastro-entérologie (colopathies), en passant par la gynécologie (fertilité), la pneumologie (asthmes réactifs), la rhumatologie, la sexologie, l'obstétrique, la pédiatrie ou encore la médecine du sport. Enfin, la cancérologie et les soins palliatifs ont recours à l'hypnose pour aider les patients à mieux supporter les traitements et l'éventualité d'une issue fatale.
Après une longue mise à l'index, ce nouvel engouement pour l'hypnose n'a rien de tellement étonnant. « Au cours de ses deux cents ans d'histoire, elle a régulièrement disparu et réapparu, été condamnée et encensée, (mais) elle a toujours fini par refaire surface. Encombrée de préjugés vivaces, elle continue de questionner la médecine, note le Dr Benhaiem. S'il est une chose que l'histoire retiendra peut-être du renouveau de cette discipline, c'est bel et bien le bénéfice que les cliniciens auront su en tirer pour la santé des gens. Le reste n'est que curiosité intellectuelle, périodiquement excitée, pour un ordre de phénomènes (...) vieux comme le monde. »

> HÉLÈNE GRILLON

Pour en savoir plus :
- « L'hypnose aujourd'hui », sous la direction du Dr Jean-Marc Benhaiem, éditions In press, 25 euros.
- www.hypnose-medicale.com.
- www.cfhtb.com (Confédération francophone d'hypnose et de thérapies brèves).

Le Quotidien du Médecin du : 24/06/2005


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21 juin 2005

Approches plurielles de la douleur : La douleur mise en mémoire

La souffrance physique est une expérience sensorielle très particulière. Les relations entre douleur et mémoire ont ainsi donné lieu à des recherches effectuées dans des directions très variées, mais qui convergent vers la formation d’une trace mnésique de la douleur à l’origine de souvenirs conscients et aussi inconscients.

La plupart des spécialistes travaillant dans le domaine de la douleur s’accordent sur le fait qu’il existe des traces mnésiques de la douleur. On sait ainsi qu’il est parfaitement possible de reconnaître une douleur déjà perçue. Chez l’enfant, des premières expériences douloureuses peuvent modifier la réaction à des stimulus algiques ultérieurs. A. Taddio et coll. (1) ont à cet égard montré qu’une vaccination effectuée vers 5 mois chez des enfants circoncis en période néonatale provoquait davantage de comportements douloureux lorsque ces enfants n’avaient pas bénéficié de l’application d’une crème anesthésique lors de l’acte initial.

Le rappel de la douleur est surtout verbal

L’analyse précise des liens unissant mémoire et douleur est cependant confrontée à plusieurs écueils dus à certaines particularités de l’expérience douloureuse par rapport à d’autres vécus sensoriels. Ainsi la douleur, contrairement à la vue, l’audition ou l’olfaction, ne peut être partagée par plusieurs personnes. De plus, la reviviscence de la douleur au sens d’un ressenti physique est un phénomène exceptionnel qui n’a été décrit qu’à l’occasion de cas cliniques très particuliers : revécu d’une douleur angineuse à ECG normal lors d’une stimulation thalamique profonde ; réémergence d’une douleur survenue dans l’enfance chez des sujets ayant une désafférentation (membre fantôme) ; ou encore douleur chronique représentant la mémoire d’une douleur aiguë. Récemment, T.V. Salomons et coll. ont publié les observations de deux patients ayant eu une reprise de conscience au cours d’une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et qui ont présenté ultérieurement des symptômes douloureux similaires à ceux du traumatisme de l’intervention (2).

La mémorisation dépend de l’étatémotionnel

Le plus souvent, la restitution du souvenir douloureux n’est transmise que par le langage. Ce rappel verbal indolore mêle cependant des éléments mnésiques très différents. A long terme, la mémoire, y compris d’un phénomène douloureux, s’articule en effet en une mémoire sémantique qui fait appel à des données culturelles (nom de l’organe, représentation scientifique de la maladie... ) et une mémoire épisodique comportant une part contextuelle dans laquelle participent des éléments spatio-temporels et émotionnels et une part sensorielle (topographie, intensité, durée de la douleur). La plupart des travaux menés dans ce domaine attestent toutefois la fiabilité très aléatoire des souvenirs sensoriels et la grande variabilité des souvenirs douloureux d’un sujet à l’autre dont la qualité semble très dépendante de l’état émotionnel au moment du stress algique. Comme si tout rappel d’un événement douloureux n’était en fait qu’une reconstruction émotionnelle à distance.
D’autres équipes s’intéressent à la mémoire implicite, c’est-à-dire inconsciente, de la douleur, dont la réalité est révélée dans les expériences de conditionnement où le contexte seul ou bien une stimulation infraliminaire finit par entraîner une réponse douloureuse, en l’absence de tout stimulus algique. A contrario, l’administration d’un placebo après celle d’un morphinique est capable d’induire temporairement un phénomène d’analgésie.
Plus encore, il semble exister une compétition entre la mémoire explicite à l’origine de souvenirs exprimés consciemment et la mémoire implicite. Si des observations d’amnésie globale ont été rapportées, en particulier dans des situations de guerre, des cas témoignant de la possibilité d’une dissociation mnésique ont aussi été décrits : hypermnésie d’un événement stressant avec gommage du contexte ou, à l’inverse, oubli total de cet événement et rappel exclusif quasi-« magnétoscopique » du contexte. De nombreux travaux ont aussi été effectués chez l’enfant chez qui les événements douloureux apparaissent condamnés à l’oubli (amnésie infantile).
L’exploration des différentes modalités des souvenirs douloureux a également été menée dans d’autres directions. Né à la fin du XIXe siècle, Claparède avait déjà montré la possibilité d’une mémoire de la douleur chez des patients porteurs d’une amnésie de Korsakoff, pressentant la réalité d’une mémorisation implicite. D’autres études ont concerné la maladie d’Alzheimer, prototype de troubles de la mémoire épisodique et sémantique.
Enfin, la douleur chronique est, en elle-même, pourvoyeuse de troubles mnésiques. S’il est démontré que l’administration de certains antalgiques est susceptible d’entraîner, chez le sujet normal, des troubles cognitifs, chez le douloureux chronique traité, on constate en fait une amélioration des performances cognitives altérées par la douleur.

L’implication du système limbique

Le système limbique sous-cortical est le siège de régulation des traitements des informations à connotation émotionnelle, intervenant notamment dans la mémorisation de celles-ci. Les études effectuées en neuro-imagerie ont aussi montré qu’un stimulus douloureux entraîne des modifications des structures limbiques comme la région amygdalo-hippocampique et l’aire cingulaire antérieure. Aujourd’hui, on pense que ces phénomènes correspondent à l’intégration de la composante affective de la douleur. Les travaux, réalisés chez l’animal sous anesthésie générale, révèlent que les modifications des structures limbiques provoquées par un stimulus douloureux se produisent en l’absence même d’activité corticale.
S’y ajoute l’intervention des hormones périphériques du stress (catécholamines, glucocorticoïdes) qui semblent faciliter la mémorisation des stimulus à connotation émotionnelle dans le système limbique. Autant d’arguments qui plaident pour la réalité d’une trace mnésique implicite du stimulus douloureux, indépendamment de la formation de souvenirs conscients.

D’après la communication de Laure Pain, anesthésiste, Inserm 405 (Strasbourg).

Une finalité d’oubli ?

Malgré la difficulté d’appréhender les relations entre mémoire et douleur, peut-être en partie liée à une finalité d’oubli de la douleur auquel se soumet le système nociceptif, et les nombreuses inconnues sur l’inscription physiologique et anatomique de la douleur, les pistes de recherche apparaissent multiples. Quoi qu’il en soit, l’existence d’un stockage mnésique durable de la douleur, ce d’autant que le stimulus nociceptif a été intense et répété, est aujourd’hui démontrée. La constatation d’une mémoire avant tout émotionnelle des événements douloureux incite certainement à créer des ponts entre les différents domaines de recherche, biologiques, neurophysiologiques, mais aussi psychanalytiques.

D’après la communication de Bernard Laurent, neurologue, hôpital Bellevue, Saint-Etienne.
(1) Taddio A et coll. The Lancet 1997 ; 349 (9052) : 599-603.
(2) Salomon T. V. et coll. – Clin J
Pain 2004 ; 20 (2) : 83-87.

Le Quotidien du Médecin du : 13/01/2005


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