Maladie de GAUCHER : actualités

Permettre aux patients atteints de maladie de GAUCHER (Lipidose : déficit de glucocerebrosidase ), à leur famille et aux professionnels de santé d'échanger sur la prise en charge, le traitement, les problèmes administratifs, juridiques ... Ghislaine SURREL

21 juin 2005

Naissance d’OrphaNews Europe : un concentré d’information sur l’actualité européenne des maladies rares (21/06/2005)

La famille OrphaNews s’agrandit. Ce mois-ci la communication européenne sur les maladies rares franchit un nouveau pas avec le lancement d’une nouvelle lettre d’actualité : OrphaNews Europe.

http://www.orpha.net/actor/cgi-bin/OAhome.php?Ltr=EuropaNews

Publiée mensuellement, en anglais, elle est produite dans le cadre de

la Rare Diseases

Task Force, un groupe d‘experts européens sur les maladies rares mandaté par

la Commission Européenne.

Sa mission : recueillir et diffuser les actualités européennes spécifiques aux maladies rares, plus particulièrement en terme de politique et de recherche. OrphaNews Europe permettra d’offrir un maximum de transparence sur les différentes mesures mises en place pour les maladies rares et les médicaments orphelins aux niveaux nationaux et européens, avec le souci d’encourager les échanges entre les différents partenaires.

Chaque mois, vous y trouverez les comptes-rendus des travaux de

la Task Force

; des informations sur les projets de recherche relatifs aux maladies rares financés par

la Commission

, les projets de surveillance épidémiologique, les nouvelles sources de financement et les nouveaux médicaments orphelins ; un point sur les questions éthiques, sociales et juridiques ; les actualités scientifiques les plus pertinentes, ainsi que les nouvelles des associations, les événements…

OrphaNews Europe s’accompagne d’un nouveau site web dédié à

la Rare Diseases Task Force où sont mises en ligne des informations sur les travaux de

la Task Force

, et les principaux documents relatifs aux maladies rares issus des Etats Membres et des instances européennes.

OrphaNews est en accès libre sur le site de

la Task Force.

Il est également possible de s’y abonner gratuitement pour recevoir par e-mail le sommaire de chaque nouveau numéro.
S’abonner ou accéder au premier numéro
d’OrphaNews Europe

Source : Orphanews, 21/06/2005


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20 juin 2005

Maladie de Gaucher : de l'espoir autour d'une pathologie orpheline

GÉNÉTIQUE Opération «Nez rouges» samedi pour sensibiliser sur 8 000 affections rares



Plus connue par son symbole, le nez rouge ou le nez de clown, «pied de nez que les malades adressent à la fatalité»,

la Fédération

des maladies orphelines (FMO) fête ses dix ans samedi dans plus de deux cents villes de France. Pour sensibiliser le public à la problématique de ces pathologies dévastatrices et méconnues et lui demander une petite participation financière dans un esprit de fête et de bonne humeur. Vincent Lagaf et Arturo Brachetti apportent leur soutien aux «Nez rouges» autour de Michèle Bernier, leur marraine de coeur cette année. Aujourd'hui, 4 millions de personnes en France et 25 millions en Europe sont lourdement frappées par ces 8 000 pathologies rares, d'origine génétique à 80%, méconnues des médecins et des pouvoirs publics et cruellement délaissées. La plupart n'ont pas traitement, faute de recherche.

La FMO

a trois objectifs : faire entendre la voix des malades, proposer une approche collective aux combats isolés des associations, promouvoir la reconnaissance des maladies orphelines par les pouvoirs publics. Surtout depuis la survenue d'un nombre croissant d'affaires qui ont mis en cause des parents soupçonnés abusivement de maltraitance, alors que leurs enfants étaient atteints de ces affections rares, mais non diagnostiquées, à l'origine par exemple de contusions ou de fractures multiples spontanées.

Catherine Petitnicolas
[17 juin 2005]

Qui connaît la maladie de Gaucher, cette redoutable affection génétique liée à un trouble du métabolisme des lipides (par déficit d'une enzyme lysosomale, la glucocérébrosidase) et caractérisée par des complications osseuses et de sévères anomalies sanguines ? Pas grand monde. Il faut dire qu'elle fait partie de la nébuleuse des maladies «orphelines» c'est-à-dire méconnues et pour l'immense majorité, dépourvues de traitement. Depuis quelque temps, néanmoins, on en sait davantage sur la maladie de Gaucher. Pour la première fois un film Vivre avec la maladie de Gaucher (1), destiné aux patients et à leurs proches ainsi qu'aux professionnels de santé apporte une information porteuse d'espoir sur ce sujet difficile.


Huit jeunes malades y témoignent de leur vécu quotidien, de leur lutte, de leurs souffrances physiques et de leurs innombrables difficultés. Mais aussi de leurs espérances depuis l'arrivée en 1997 d'un médicament efficace (par perfusion intraveineuse de l'enzyme manquante, une fois tous les quinze jours à l'hôpital ou mieux, quand c'est possible, à domicile) dispensé en particulier par Genzyme. Une firme pionnière au niveau mondial en matière de traitements destinés à quatre maladies lysosomales (2) rares. «Le courage des patients alimente notre courage et notre désir de toujours aller de l'avant», commente Frédéric Turner, directeur général de Genzyme France, précisant que ce film a été conçu pour sensibiliser le grand public à l'existence de cette maladie et par-là même, faire penser au diagnostic. Un diagnostic qui met souvent des années avant d'être établi, vu la méconnaissance de cette pathologie rare. Alors que s'il est effectué à temps, ouvrant ainsi la porte à un éventuel traitement (certes extrêmement onéreux, de l'ordre de 200 000 euros par an), il est susceptible de transformer une vie de souffrances et de malheurs en une existence presque «comme les autres». Mais pour l'instant, seule une moitié des patients nécessite un tel traitement, les autres pouvant se contenter d'une surveillance régulière.


Parmi les maladies orphelines, la maladie de Gaucher est la plus «fréquente» des maladies lysosomales d'origine génétique même si sa prévalence reste rare à raison d'un cas pour 100 000 naissances vivantes, sauf dans la population juive ashkénaze, où elle s'élève à un cas pour 850. En France, seules 300 personnes sont dépistées dont 15% d'enfants, mais il est probable que d'autres malades ne soient pas détectés.

La maladie de Gaucher se traduit par des symptômes très différents d'un malade à l'autre. Car l'accumulation de ce lipide non dégradé au sein des cellules, des macrophages, infiltre de très nombreux organes comme la moelle osseuse, la rate et le foie.


Les premiers symptômes n'apparaissent qu'après une période de quelques mois à quelques années, voire seulement à l'âge adulte, rendant l'évolution de la maladie extrêmement imprévisible. Cependant la moitié des patients ont moins de 10 ans lors du diagnostic.


Parmi les symptômes les plus fréquents, les douleurs osseuses sont au premier plan. «Plus rien n'existait autour de moi, hormis les violentes douleurs qui me terrassaient à chaque nouvelle crise», raconte Mina, cette jeune étudiante dont la maladie détectée lorsqu'elle n'avait que 11 ans, est aujourd'hui stabilisée grâce aux perfusions. «Ma vie a changé du tout au tout. Depuis, je n'ai plus ces terribles crises qui m'isolaient du monde», reconnaît-elle ajoutant «apprécier vraiment ce que l'on a aujourd'hui qui nous aide à mieux vivre».


Autre témoignage celui de Stéphanie : «Mes hanches se sont bloquées d'un coup quand j'étais à la maternelle puis j'ai commencé à avoir des bleus partout tant et si bien que les médecins ont d'abord craint une leucémie devant les premiers résultats des analyses... Mais il a fallu attendre trois longues années et des séries de traction de l'articulation de la hanche avant de connaître l'origine exacte de la maladie qui déformait aussi mon ventre, m'attirant des commentaires désobligeants alors que j'étais encore une petite fille.» Car le foie et la rate sont très augmentés – jusqu'à vingt fois la normale ! – par l'accumulation des cellules envahies par le lipide non dégradé, entraînant une distension abdominale douloureuse.


Les spécialistes des maladies lysosomales se plaisent à espérer d'une éventuelle thérapie génique capable un jour peut-être, de remplacer le gène déficient, localisé sur le chromosome 1. Mais pour Jean-Guy Duranceau, président de l'association VML (Vaincre les maladies lysosomales) qui regroupe les familles lourdement concernées par ces cinquante maladies, «il faut avant tout une recherche beaucoup plus pratique axée sur les besoins réels des malades et de leurs proches, du soulagement de la douleur à l'aide psychologique. Jusqu'ici, nos enfants ont été sacrifiés sur l'autel de la recherche pure».


(1) Réalisé par Olivier Delahaye avec l'aide de l'association Vaincre les maladies lysosomales et de Genzyme qui le distribue gratuitement. Patients et grand public pourront se procurer le DVD auprès du 01.69.75.40.30. Les professionnels de santé auprès du numéro vert 0 800 801 207.

(2) Les lysosomes, petits organites au sein de la cellule, sont autant d'usines de dégradation de vieilles molécules.

http://www.lefigaro.fr/sciences/20050617.FIG0332.html?172827


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19 juin 2005

Vers une réglementation européenne des techniques médicales innovantes

Politique de recherche et de santé



La thérapie génique, la thérapie cellulaire et l’ingénierie tissulaire sont des stratégies thérapeutiques innovantes en plein développement qui, d’après

la Commission Européenne

, nécessitent une harmonisation des réglementations nationales en Europe. Dans ce but, la commission prépare une législation destinée à :
- Garantir un haut niveau de protection pour les patients européens traités par les thérapies innovantes ;
- Faciliter l’accès au marché des thérapies innovantes en mettant en place un cadre réglementaire harmonisé pour leur autorisation, leur surveillance, et l’évaluation post-autorisation.
- Favoriser la compétitivité des acteurs européens opérant dans ce domaine ;
- Mettre en place une réglementation globale, tout en permettant une flexibilité suffisante au niveau technique, afin de rester en phase avec l’évolution de la science et des technologies.
Avant de présenter une proposition officielle dans le courant de l’année,

la Commission

invite le grand public à faire connaître ses observations sur un projet de cadre réglementaire pour les thérapies innovantes. Les commentaires sont à faire parvenir, avant le 20 juin 2005, à Nicolas Rossignol : nicolas.rossignol@cec.eu.int.


http://pharmacos.eudra.org/F2/advtherapies/index.htm

http://www.orpha.net/actor/Orphanews/2005/050607.html#3132


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Maladies orphelines: dix ans pour sortir de l'ombre

vendredi 17 juin 2005, 17h37

PARIS (AP) - En France, quatre millions de personnes souffrent d'une maladie orpheline, une pathologie rare souvent mal connue des médecins et du public. A l'occasion du 10e anniversaire de la campagne nationale de solidarité de la Fédération des maladies orphelines qui sera célébré à partir de samedi, le directeur général de la FMO revient sur un combat difficile.

"Dix ans, c'est peu et beaucoup à la fois", a expliqué à l'Associated Press Gilles Boustany, directeur général de la Fédération des maladies orphelines. "Il y a dix ans, on n'entendait pas du tout parler de maladies orphelines. La victoire de la Fédération est d'avoir fait émerger cette problématique qui concerne quatre millions de personnes en France, un problème de santé publique considérable".

Une maladie orpheline est une maladie qui touche moins d'une personne sur 2000, méconnue du corps médical et des administrations de santé, délaissée par la recherche et ne bénéficiant de peu, voire d'aucun traitement ou prise en charge. Au nombre des pathologies orphelines, la maladie des os de verre, ou encore celle des enfants de la lune, des enfants trop sensibles aux rayons ultraviolets pour pouvoir sortir le jour.

"Il existe environ 8.000 maladies orphelines, toutes différentes", souligne Gilles Boustany. "Depuis 10 ans, quelques familles et associations existantes se sont réunies et ont mis leurs forces en commun pour faire émerger ces maladies et le problème de santé publique qu'elles représentent".

Errance diagnostique, errance thérapeutique, manque de spécialistes et de structures adaptées: il y a dix ans, le parcours d'un parent d'enfant atteint de maladie orpheline était souvent difficile. Un parcours que le combat des associations de malades a permis d'humaniser. "En huit ans, notre site (http://www.maladies-orphelines.fr) a permis d'aider 20.000 personnes, ce qui témoigne du nombre élevé de gens en errance", observe Gilles Boustany. Un numéro de téléphone (0 820 800 008) est par ailleurs mis à la disposition du public.

Conscient des difficultés que rencontrent les personnes touchées, le Philippe Douste-Blazy a présenté en novembre 2004 alors qu'il était ministre de la Santé un "plan maladies rares" très détaillé. "La création de centres de réference labellisés est la seule mesure qui ait vu le jour", regrette Gilles Boustany. "Aujourd'hui, 34 centres seulement sont labellisés pour 8.000 maladies".

Depuis le début du mois, dans plus de 200 villes de France, près de 2.000 bénévoles, les Nez Rouges, proposent au public un nez de clown -moyennant au moins trois euros- qui symbolise le pied de nez que les malades adressent à la fatalité et témoigne de la lutte engagée par la FMO. Samedi 18 juin, à Paris, Fontaine des Innocents, une grande fête de solidarité débutera par un pique-nique auquel les bénévoles, les malades et le pubic sont conviés. D'autres manifestations sont attendues en province ce jour-là et dans les semaines suivantes.

La FMO fédère une centaine d'associations de personnes atteintes ou concernées par les maladies orphelines. Elle s'est fixé pour mission de financer des programmes de recherche scientifique, de développer un service d'écoute destiné aux familles et de tisser un réseau entre les différentes associations.

Pour connaître la liste des villes participant au 10e anniversaire des Nez Rouges:

Sur le Net: http://www.maladies-orphelines.fr

tél: 01 43 25 29 19

AP

http://fr.news.yahoo.com/050617/5/4gtlc.html


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18 juin 2005

Vivre avec la maladie de Gaucher

nouveautés, informations presse...

Conférence de presse du 14 juin 2005

15424 : Frédéric Turner (DG Genzyme France), Dr Patrick Chérin, Jean-Guy Duranceau (Président de l’Association VML), Dr Nathalie Guffon (pédiatre)

Genzyme annonce la distribution du premier film consacré à la maladie de Gaucher. Elaborer un outil destiné aux professionnels de santé mais aussi à un large public sur cette maladie orpheline est une démarche originale tant ces pathologies, la plupart dépourvue de traitement, sont méconnues. Pour la première fois, un film destiné aux professionnels de santé, aux patients et à leur entourage apporte une information complète que la maladie de Gaucher.

Dans ce film « Vivre avec la maladie de Gaucher », 8 patients témoignent de leur vie avec cette maladie. Ils évoquent les difficultés qu’ils ont à surmonter au quotidien et ce que leur apporte concrètement la prise en charge thérapeutique. Des animations didactiques permettent également de mieux comprendre des points spécifiques comme la transmission génétique, le mécanisme de la maladie ou encore la méthode de diagnostic.

Ce film s’adresse à tous ceux qui sont ou seront confrontés à le maladie afin de les encourager à faire face à cette pathologie aussi rare qu’invalidante, que l’on connaît et que l’on soigne pourtant de mieux en mieux. Un diagnostic configuré par une simple prise en sang, s’il est effectué à temps, peut transformé une vie en souffrances incomprises en une vie « comme les autres ». Encore faut-il y penser. C’est tout le propos de ce film

« Vivre avec la maladie de Gaucher » est disponible depuis le 14 juin 2005 et a été réalisé en collaboration avec l’association VML (Vaincre les Maladies Lysosomiales). Les patients et le grand public peuvent se procurer le DVD auprès de leur médecin traitant ou de l’association VML au 01 69 75 40 30.

Les professionnels de santé l’obtiennent sur simple demande au 0800 801 207

Contact : Genzyme France 01 30 87 25 25

Publié le 14 juin 2005 par Rédaction

http://www.affinite-sante.com/index.php/article/575


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15 juin 2005

Dossier Maladies orphelines

Bonjour

Sur le site Doctissimo, une nouvelle version du dossier sur les maladies orphelines :
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0126/dossier/sa_4000_maladies_orphelines_niv2.htm

Ghislaine Surrel

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Dossier Maladies orphelines

Bonjour

Sur le site Doctissimo, une nouvelle version du dossier sur les maladies orphelines :
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0126/dossier/sa_4000_maladies_orphelines_niv2.htm

Ghislaine Surrel

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03 juin 2005

Les lauréats du prix Galien 2005 : Protelos, Velcade... et le service de santé des Armées

Les lauréats du prix Galien sont Protelos (catégorie « Médicaments utilisés en médecine de ville »), Velcade (catégorie « Médicaments réservés à l'usage hospitalier et/ou d'usage restreint ») et le service de santé des Armées (volet « Recherche »).

POUR L'ANNÉE 2005, le jury du prix Galien a une nouvelle fois fait preuve d'un bel éclectisme en récompensant des spécialités qui couvrent de vastes champs de la recherche thérapeutique. Dans la catégorie « Médicaments utilisés en médecine de ville », les jurés ont choisi le ranélate de strontium (Protelos des Laboratoires Servier) qui, on le sait, est un médicament innovant dans l'ostéoporose de la femme ménopausée. Dans la catégorie des médicaments réservés à l'usage hospitalier et/ou d'usage restreint, c'est le bortézomib (Velcade) des Laboratoires Janssen-Cilag qui a été choisi : ce médicament est un inhibiteur de protéasome, nouvelle classe pharmacologique très prometteuse d'antinéoplasiques. Enfin, le volet recherche a consacré trois unités du service de santé des Armées pour leurs travaux sur les antidotes des intoxications par neurotoxiques organophosphorés : un enjeu majeur à l'heure de la menace bioterroriste.
• Médicaments utilisés en médecine de ville : Protelos
C'est en 1985 qu'un jeune chercheur des Laboratoires Servier, le Dr Tsouderos, a eu l'idée d'utiliser le strontium dont on connaissait le tropisme osseux pour traiter l'ostéoporose. Après différents essais, le choix s'est porté sur le ranélate de strontium, choix judicieux, comme l'a montré le développement clinique ultérieur du produit.
Un développement clinique international qui, pour la phase III, a commencé en 1996 et qui repose sur deux grandes études multicentriques ayant regroupé près de 7 000 patientes traitées pendant trois ans. Les résultats de ces études, publiés dans des revues internationales de renom, ont notamment montré que le ranélate de strontium permettait de diminuer de 49 % le risque de fracture vertébrale dès la première année de traitement et de 41 % durant les trois années de l'étude. Parallèlement, on observe une diminution de 36 % du risque de fracture du col du fémur chez les patients à risque et de 16 % du risque relatif de l'ensemble des fractures non vertébrales. Enfin, pour la première fois, un traitement a démontré formellement son efficacité chez des patientes âgées de plus de 80 ans.
Au-delà de ces résultats cliniques d'efficacité, le ranélate de strontium offre un mécanisme d'action original associant une diminution de la résorption osseuse et une augmentation plus modeste de la formation osseuse. Enfin, les experts soulignent la bonne tolérance notamment gastro-œsophagienne du produit.
• Médicament réservé à l'usage hospitalier et/ou d'utilisation restreint : Velcade
Tout le monde ne le sait peut-être pas : le protéasome est un complexe protéique qui joue un rôle majeur dans le déroulement du cycle cellulaire, ce qui constitue donc une cible privilégiée pour la recherche de nouveaux agents antinéoplasiques. Le bortézomib est actuellement le seul agent capable d'inhiber le protéasome de façon réversible et sélective en bloquant le site d'activité chymotrypsique avec une dissociation lente ; ainsi, le bortézomib stoppe le cycle cellulaire et induit une apoptose.
En pratique, Velcade a apporté des bénéfices significatifs dans un cancer encore incurable, le myélome multiple ; le taux de réponses global est de 35 % et la survie médiane a été dans une étude de phase II de 17,5 mois contre six à neuf mois en absence de traitement efficace. Cela a conduit à l'obtention de l'AMM dans le traitement du myélome multiple ayant reçu au moins deux lignes de traitement. L'AMM a été étendue en avril 2005 au traitement du myélome multiple en première rechute.
Un succès important qui devrait en annoncer d'autres, car on espère que cette nouvelle classe thérapeutique ouvrira des voies de traitement pour de nombreuses tumeurs solides.
• Recherche : le service de santé des Armées
Chaque fois que l'on parle de la menace de guerre chimique ou de bioterrorisme, des noms terrifants reviennent : sarin, soman, tabun ... Ces noms désignent en fait des neurotoxiques redoutables car ces organophosphorés gazeux agissent très rapidement par blocage de l'acétylcholinestérase.
A menace soudaine, il faut une réponse rapide, ce que permet d'espérer les travaux de trois unités du service de santé des Armées (la pharmacie centrale, le centre de recherche, et la direction centrale de ce service de santé) qui ont élaboré un auto-injecteur original contenant les antidotes sous forme lyophilisée avec un solvant de reconstitution.
Les trois antidotes sont l'atropine, une benzodiazépine anticonvulsivante et une oxime régénérant les cholinestérases inhibées. Les travaux des militaires français ont porté sur l'élaboration de ce vecteur, mais aussi sur l'adaptation de certains des produits utilisés : ainsi, le diazépam n'étant que peu soluble dans l'eau, les chercheurs militaires ont été amenés à développer une prodrogue hydrosoluble qui se prête bien à la lyophilisation.
Les travaux récompensés ont fait l'objet de nombreuses présentations scientifiques et de publications dans des revues scientifiques internationales. Depuis 2004, une production industrielle a été lancée pour approvisionner les armées françaises et plusieurs armées des pays membres de l'OTAN sont en train d'évaluer ce dispositif. Il va sans dire que dans un avenir plus ou moins proche, ce dispositif, après obtention d'une autorisation de mise sur le marché, pourrait être à la disposition des services d'urgence civils afin de s'opposer à un éventuel attentat.

> Dr  ALAIN MARIÉ

Le jury 2005

Président : Pr André Vacheron, consultant de cardiologie à l'hôpital Necker, président de l'Académie nationale de médecine.
Vice-président : Pr Christian Jacquot, pharmacien chef honoraire de l'hôpital européen Georges-Pompidou.
Secrétaire général : Florence Mehl.
Membres :
Pr Claude Bohuon, ancien chef du département de biologie clinique de l'institut Gustave-Roussy ;
Pr Marie-Germaine Bousser, chef de service de neurologie de l'hôpital Lariboisière ;
Pr Boyan Christoforov, chef du service de médecine interne de l'hôpital Cochin ;
Pr Jean Costantin, chef de service de neurobiologie clinique du CHU de Rouen ;
Pr Charles Haas, professeur émérite de médecine interne à l'université Paris-V ;
Pr Michel Hamon, professeur honoraire de chimie analytique à la faculté de pharmacie de l'université de Paris-XI ;
Pr Jean-Louis Imbs, consultant de cardiologie des hôpitaux universitaires de Strasbourg ;
Pr Claude Jasmin, chef du service d'oncologie médicale de l'hôpital Paul-Brousse ;
Pr Frédérique Kuttenn, chef du service d'endocrinologie-métabolisme à l'hôpital Necker ;
Pr Géraud Lasfargues, médecin honoraire de l'hôpital Armand-Trousseau ;
Pr Catherine Leport, praticien hospitalier, service des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat - Claude-Bernard ;
Pr Henri Loo, consultant au service hospitalo-universitaire de santé mentale et thérapeutique au CHS Sainte-Anne ;
Pr Charles-Joël Menkès, chef de service honoraire de rhumatologie de l'hôpital Cochin ;
Pr François-Bernard Michel, professeur de pneumo-allergologie de la faculté de médecine de Montpellier ;
Pr Jean-Paul Tillement, chef du service de pharmacologie du

CHU Henri-Mondor.

Le Quotidien du Médecin du : 03/06/2005


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Minima sociaux : mieux concilier équité et reprise d'activité

Bonjour,
A lire le Rapport Minima sociaux : mieux concilier équité et reprise d'activité
A bientôt
Ghislaine SURREL

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24 mai 2005

Des fondations scientifiques pour rattraper le retard de la France

RECHERCHE Un euro versé par l'État pour chaque euro investi par les entreprises ou les citoyens


Marc Mennessier
[24 mai 2005]

Dix nouvelles fondations de recherche créées en l'espace de quelques mois (voir tableau ci-contre), sans compter une bonne demi-douzaine de projets «encore dans les tuyaux» : le ministre délégué à la Recherche, François d'Aubert, s'est félicité hier du bilan de l'action gouvernementale destinée à inciter les entreprises et les citoyens à investir davantage dans la recherche scientifique.


«Nous avons fait en un an près de trois fois mieux qu'en dix ans», a-t-il souligné, en faisant référence à la période 1990-2001 où, d'après les statistiques du Journal officiel, une centaine de fondations ont été reconnues d'utilité publique dont seulement quatre avaient pour vocation à financer des projets scientifiques.


Alors que l'on dénombre 14 000 fondations au Danemark, plus de 10 000 en Allemagne et près de 9 000 au Royaume-Uni, la France arrive loin derrière avec seulement 2 000 structures de ce type, toutes missions confondues. Sans parler des États-Unis, où une fiscalité avantageuse (exonération totale des dons), a permis l'émergence de véritables institutions comme les fondations Rockfeller ou Bill Gates dotées chacune d'un budget de plusieurs milliards de dollars. Pour amorcer la pompe, le gouvernement français s'est bien entendu appuyé sur le levier fiscal. Même si les avantages accordés aux donateurs restent moindres qu'outre-Atlantique, les améliorations apportées par la loi du 1er août 2003 sur le mécénat et les fondations sont significatives. Le taux de réduction d'impôt passe à 60% des sommes versées dans la limite de 20% du revenu imposable pour les particuliers ou de 0,5% du chiffre d'affaires pour les entreprises.


Plus enclines à investir dans le mécénat sportif ou culturel, ces dernières ont toutefois mordu à l'hameçon puisqu'une cinquantaine d'entre elles participent à huit des dix fondations récemment créées. Or, «entre 1990 et 2001, seules 24% des fondations créées l'ont été à l'initiative d'entreprises», rappelle François d'Aubert.

Au total, l'apport des entreprises s'élève à 51 millions d'euros en tenant compte de l'abondement de trois fondations existantes (Institut Pasteur, Institut des hautes études scientifiques, Fondation Supélec) qui s'apprêtent à lancer de nouvelles actions.


En incluant les 10 millions d'euros versés par l'association ELA à la fondation du même nom, spécialisée dans la lutte contre les leucodystrophies d'origine génétique, ce chiffre représente environ 8% du financement d'institutions de recherches publiques par le privé. Ce qui, selon le ministre, «n'est pas négligeable». De son côté, l'Etat a mis la main au pot en versant «un euro public pour chaque euro privé» placé dans le capital des nouvelles fondations ou des trois existantes. A ce jour, les deux tiers de l'enveloppe de 150 millions d'euros, incluse dans la loi de finances 2004, ont d'ores et déjà été engagés, le tiers restant étant destiné aux fondations actuellement en cours de création. A noter que cette dotation publique peut être dépensée sur une période de cinq ans.


«Le dispositif donne un coup de fouet à la recherche partenariale, se réjouit François d'Aubert, qui mise sur l'effet boule de neige. Au bout du compte, les laboratoires publics vont recevoir des financements supplémentaires provenant de dons privés qui transiteront par les fondations, via des appels à projets.» Un bon moyen d'accroître la dépense privée de recherche et développement jusqu'à 2% du produit intérieur brut d'ici à 2010, conformément à la stratégie de Lisbonne, contre 1,2% actuellement.

Sur les dix nouvelles fondations, cinq sont dédiées à la santé et deux au développement durable, parfois sur des sujets éminemment polémiques comme l'impact des radiofréquences sur

la santé. Pour

ne pas être accusés d'être juges et partie les trois opérateurs de téléphonie mobiles, tous membres de la fondation, ont décidé de ne pas siéger au sein du conseil scientifique. De toute façon, les statuts ne leur auraient réservé que le tiers des voix (les deux tiers restants étant réservés à des personnalités qualifiées et à des représentants de l'Etat). Va-t-on assister «à l'émergence d'entreprises citoyennes, investissant dans la science, au nom de l'intérêt général», comme le souhaite le ministre ?

http://www.lefigaro.fr/sciences/20050524.FIG0330.html?085430


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