Maladie de GAUCHER : actualités

Permettre aux patients atteints de maladie de GAUCHER (Lipidose : déficit de glucocerebrosidase ), à leur famille et aux professionnels de santé d'échanger sur la prise en charge, le traitement, les problèmes administratifs, juridiques ... Ghislaine SURREL

26 juin 2005

Rachi anesthésie et ondansétron : quels liens ?

Aratile classé dans la catégorie "ANESTHESIE" pour ceux qui doivent subir une opération

Systemic ondansetron antagonizes the sensory block produced par intrathecal lidocaïne. Fassoulalaki et all. Anesth analg. 2005; 100: 1817-21.

Dr Delanoue-Ben M´Barek.

L´odansétron diminuerait le bloc sensitif de la rachianesthésie ? Le principe est simple : l´ondansetron (O) est un inhibiteur sélectif du 5-hydroxytryptamine (5HT) ; cette antagonisation interférant directement avec les effets périphériques de la sérotonine sur la nociception, les auteurs posent le problème des conséquences de l´administration de O sur un bloc sensitif.
Quarante quatre patients devant bénéficier d´une chirurgie par voie transuréthrale sous rachianesthésie étaient inclus dans ce travail prospectif, randomisé en double aveugle. La veille de la chirurgie, les patients du groupe O recevaient 4 mg du produit peros, puis 4 mg en administration intraveineuse 15 mn avant la rachianesthésie. Le groupe P recevait un placebo selon la même périodicité. L´anesthésie rachidienne était obtenue par injection intrathécale de 2 ml de lidocaïne hyperbare à 5 % dans l´espace L3-L4. Les blocs sensitifs (test à une pression de

650 g

) et moteur (score de Bromage modifié) étaient évalués jusqu´à 90 mn après l´injection. A 30 mn, le niveau du bloc sensitif était plus bas dans le groupe O que dans l´autre groupe : les médianes étaient respectivement T12 et L1 ( p=0.019). Le nombre de dermatomes concernés étaient inférieurs dans le groupe 0 : 6 contre 10 dans le groupe P. Alors que les niveaux restaient stables dans le groupe P durant les 30 premières minutes, ils variaient dans le groupe O ( p=0.154 VS p=0.048). En ce qui concerne les blocs moteurs, les variations étaient identiques dans les deux groupes.
Les auteurs concluaient que l´administration intraveineuse d´odansétron limite le bloc sensitif produit par l´injection intrarachidienne de lidocaïne. On regrette cependant quelques biais et quelques lacunes : utilisation de la lidocaine, hémirachianesthésie, pas de données concernant la durée du bloc sensitif ; mais il y a tout de même du génie là-dessous.

Mercredi 22 Juin 2005

http://www.egora.fr/com_procedol/winbreveprocedol.asp?where=0&newsid=37385&news_ref=401


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31 mai 2005

Que faut-il savoir sur l´anesthésie épidurale ?

Que faut-il savoir sur l´anesthésie épidurale ?

Update in thoracic epidural anaesthesia. Waurick.R., Van Aken. H. Best Practice And Research Clin Anesth. 2005. 19 ( 2 ) :201-213.

Dr Delanoue-Ben M´Barek.

On ne peut que recommander la lecture de cet article. Le résumer paraît difficile. Les auteurs ont repris les données de la littérature (71 références) et permettent aux non spécialistes de l´anesthésie par voie péridurale d´approfondir leurs connaissances.
L´incidence de douleurs sévères est de 8% contre 10 % avec

la PCA

, celles des douleurs modérées de 21% contre 36%. Cette technique d´anesthésie réduit la morbidité périopératoire : thrombose veineuse profonde 44% ; embolie pulmonaire 55% ; infarctus du myocarde 33% ; accident vasculaire cérébral 15 % et mortalité 30%. Le blocage des fibres sympathiques thoraciques permet une dilatation des artères coronaires. Les auteurs notent une diminution des troubles du rythmes (18 contre 32 %), une diminution des infarctus du myocarde périopératoires (1 contre 4.2 %). Le délai d´extubation est plus court et les atélectasies moins nombreuses. Cependant, il n´est noté qu´une simple tendance à la réduction des complications respiratoires en post opératoire d´une chirurgie lourde thoraco-abdominale.
L´effet positif sur le tractus digestif en post opératoire n´est réellement démontré que dans les péridurales thoraciques.
Il semblerait qu´il existe un impact positif de l´anesthésie péridurale sur le système immunitaire mais il est trop tôt pour l´affirmer, de nombreuses équipes y travaillent encore ; il en est de même pour l´oxygénation tissulaire.
Reste le problème des anticoagulants : pour les héparines fractionnées, un délai de 4 heures avant la ponction et de 1 heure après la ponction semble suffire ; quant aux héparines de bas poids moléculaires à faibles doses, les délais recommandés sont de 10-12 h et 2-4 heures, à fortes doses : 24 h avant et 2-4 h après.

http://www.egora.fr/com_procedol/winbreveprocedol.asp?where=0&newsid=37093&news_ref=2280


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