Maladie de GAUCHER : actualités

Permettre aux patients atteints de maladie de GAUCHER (Lipidose : déficit de glucocerebrosidase ), à leur famille et aux professionnels de santé d'échanger sur la prise en charge, le traitement, les problèmes administratifs, juridiques ... Ghislaine SURREL

28 novembre 2008

« Une prime de 5 à 7 euros par patient pour les médecins vertueux »

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Ghislaine SURREL

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Les Echos, La Tribune, Le Figaro économie, Le Parisien

Les Echos indiquent que « l'assurance-maladie proposera l'an prochain aux généralistes de toucher une prime de 5 à 7 € par patient, dont ils sont le médecin traitant, s'ils atteignent des objectifs destinés à maîtriser les prescriptions et à améliorer la prévention ».
Le journal ajoute que « la prime annuelle pour les médecins qui signeront ce contrat d'amélioration des pratiques individuelles pourrait atteindre en moyenne 5.000 € », puis note que « l'assurance-maladie se serait fixé comme objectif de signer environ 5.000 contrats en 2009 ».
Le quotidien explique que « ces annonces ont été faites hier, lors des négociations entre l'assurance-maladie et les médecins ».
Les Echos relèvent en outre que « le directeur de la Cnam, Frédéric Van Roekeghem, a aussi précisé aux syndicats de médecins les objectifs de «maîtrise médicalisée des dépenses» pour 2009 ».
« L'assurance-maladie souhaite notamment 220 millions d'euros d'économies sur les médicaments, dont 62 millions sur les statines contre le cholestérol et 33 millions sur les antibiotiques », remarque le journal.
Le quotidien note enfin que l’assurance-maladie « souhaite également économiser 60 millions sur les dépenses liées aux ALD et près de 70 millions sur les indemnités journalières ».
La Tribune observe également que « les médecins bénéficieront bientôt d’une prime aux résultats ».
Le journal aborde certains de ces « objectifs en matière de prescription et de prévention » : « prescription de génériques, vaccinations contre la grippe, dépistage du cancer du sein, etc. ».
Le Figaro économie parle pour sa part de « négociations au ralenti » entre médecins libéraux et assurance-maladie.
Le quotidien indique qu’« une nouvelle séance aura lieu le 10 décembre – et sans doute d’autres en janvier ».

Revue de Presse Mediscoop du jeudi 27 novembre 2008


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« Maladies graves : le cri d'alarme du Parlement »

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Les Echos, Le Figaro économie

Les Echos font savoir que « les parlementaires de la MECSS (Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale) ont publié hier un rapport proposant de réformer le régime des affections de longue durée ».
« Près de 10 millions de personnes en bénéficient, soit 15 % des assurés, qui consomment près des deux tiers des dépenses de santé. […] Ces affections vont représenter 89 % de la croissance des dépenses d'assurance-maladie au cours des prochaines années », remarque le journal.
Le quotidien cite ainsi le député Jean-Pierre Door, qui déclare : « On va dans le mur ».
Les Echos notent que « pour les réformes à mettre en oeuvre, la MECSS est plus prudente ».
Le journal relève que les parlementaires « demandent d'abord à ce qu'on réserve bien le régime aux maladies coûteuses. […] Autre piste de réforme : réserver la prise en charge à 100 % aux seuls produits et soins en rapport direct avec l'affection ».
Jean-Pierre Door remarque ainsi : « Lorsqu'une patiente est prise en charge à 100 % pour un cancer du sein, il faudrait qu'elle sorte du régime des ALD lorsqu'elle en guérit et qu'elle ne subit plus de traitements coûteux ».
Les Echos observent que « les économies à attendre de ces réformes seraient mineures. C'est pourquoi la préférence de Jean-Pierre Door irait à la suppression du régime des ALD et à la mise en place d'un «bouclier sanitaire» pour tous les assurés ».
Le quotidien note toutefois que « les parlementaires sont conscients que la mise en place du bouclier sanitaire, qui impliquerait une profonde remise en question du fonctionnement actuel de la Sécurité sociale, «n'est pas d'actualité» ».
Le Figaro économie constate aussi que « l’idée du «bouclier sanitaire» [est] relancée ».
Le journal remarque que ce système « pourrait présenter bien des avantages. D’abord remédier à de réelles injustices. […] Ensuite simplifier le maquis des tickets modérateurs, participations forfaitaires, franchises, et leurs multiples exonérations. […] Enfin ralentir la hausse des dépenses d’assurance-maladie, largement due aux ALD ».
Le quotidien note que « toutefois, le bouclier sanitaire ne résoudrait pas la question des dépassements d’honoraires, ni celle du mauvais remboursement de l’optique ou du secteur dentaire ».
Le Figaro économie ajoute qu’« un bouclier proportionnel au revenu remettrait en cause le «pacte fondateur» de la Sécu ».

Revue de Presse Mediscoop du jeudi 27 novembre 2008


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02 novembre 2008

Quels sont les déterminants de la qualité osseuse ?

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Ghislaine SURREL

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Ostéoporose postménopausique : de la physiopathologie à la prise en charge

A chaque niveau d’organisation osseuse, de l’échelon moléculaire à l’échelon anatomique, tout est fait pour que l’os s’adapte aux contraintes mécaniques. On distingue 5 niveaux d’organisation osseuse : nature, texture, structure, microarchitecture, macro-architecture.

Nature

La matrice osseuse, élaborée par les ostéoblastes, a une nature à la fois organique et minérale.
La phase organique est constituée de fibres de collagène de type I réticulées et de molécules non collagéniques. Le collagène est directement synthétisé par les ostéoblastes et donne au tissu osseux son élasticité. Les liaisons chimiques réticulant le collagène, ou « crosslinks », ont pour dessein de renforcer les fibres de collagène : ce sont les pyridinolines et déoxypyridinolines, parfois utilisées en pratique comme marqueurs biologiques du remodelage osseux.
La phase minérale renforce le collagène. Ce sont des cristaux d’hydroxyapatite, c’est-à-dire des sels de phosphate de calcium hydraté. Les cristaux d’hydroxyapatite se déposent entre les fibres de collagène ; ils ont une forme en tablettes, vus de face, et d’aiguilles, vus de profil. Ils confèrent à l’os sa rigidité. Le dépôt de cette phase minérale est extracellulaire et induit par les ostéoblastes via une nucléation protéique.
La nature composite de l’os, minérale et organique, en fait un matériau à la fois élastique et rigide.

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La structure de l'oscortical

Texture
Le deuxième niveau d’organisation est la texture : c’est l’agencement des fibres de collagène sous forme de lamelles parallèles. L’angulation des fibres de collagène est différente d’une lamelle à l’autre. La texture lamellaire est le propre du squelette adulte.

Structure
Un groupe d’ostéoblastes fabrique un « paquet d’os », qu’on appelle unité de structure élémentaire (BSU, en anglais, pour basic structure unit). Les BSU de l’os cortical, qui est la paroi externe des os, sont différentes de celles de l’os trabéculaire (épiphyses des os longs, os courts et plats).
L’os cortical est composé d’unités de structure cylindriques, appelées ostéons. Chaque ostéon est composé de lamelles concentriques au canal de Havers, au centre duquel passent les vaisseaux sanguins irriguant l’os.
La structure de l’os trabéculaire joue un rôle d’amortisseur grâce à la moelle emprisonnée dans ses alvéoles et à une microarchitecture trabéculaire en forme de travées connectées entre elles et orientées dans l’espace ; elle se compose de BSU en forme d’écailles. Les BSU ressemblent à des ostéons incomplets, qui s’agencent entre eux de façon à former des travées.

Microarchitecture

Dans l’os cortical, les ostéons, de structure cylindrique, sont disposés parallèlement côte à côte. Ils sont reliés entre eux par des lamelles interstitielles, vestiges d’ostéons antérieurs détruits. Cette structure compacte et dense explique la solidité de l’os cortical.
Les BSU de l’os trabéculaire s’accolent les unes aux autres et s’agencent de façon à former des travées. Celles-ci peuvent être de deux types : plaques ou piliers transverses assurant la stabilité des plaques. Les travées osseuses sont de directions variées et délimitent ainsi de petites cavités médullaires interconnectées.

Macroarchitecture


La microarchitecture de l'os trabéculaire

Chaque pièce squelettique a sa forme propre, qui est codée génétiquement. Les angulations et les courbures permettent de lutter contre les contraintes mécaniques. Le col fémoral permet de déporter les contraintes exercées lors de la station debout, ce qui entraîne, chez les sujets à col fémoral long, une augmentation du risque fracturaire. L’environnement influe sur la forme du squelette. Chez le rat paralysé, la forme s’adapte aux changements de contraintes mécaniques. L’adaptation aux contraintes mécaniques explique la différence de forme des os entre espèces, par exemple entre le radius humain et celui du gorille, qui marche en appui sur les mains.
Il existe donc un continuum dans l’adaptation de l’os aux contraintes mécaniques. De l’échelon moléculaire à l’échelon anatomique, tout est fait pour s’adapter aux contraintes.

A RETENIR :
Nature composite
La nature minérale et organique de l’os en fait un matériau à la fois élastique et rigide.

En perpétuel renouvellement
Il faut former autant d'os qu'il s'en est détruit.

L’os, un matériau vivant en constante adaptation

L’os est un tissu en constante adaptation. Que l’os ne soit pas un matériau inerte n’est pas un concept récent. Il y a quelques siècles déjà que les premiers chercheurs ont constaté que l’os se remodèle.
Un savant écossais, John Hunter (1728-1793), découvre, en examinant les mandibules de cadavres d’animaux, qu’il existe dans les pièces osseuses à la fois des zones de destruction et des zones d’apposition osseuses. Et pour qu’il y ait apposition, il faut qu’il y ait eu destruction auparavant.
L’anatomiste Wolff (1835-1902) creuse l’observation et remarque, quant à lui, que l’os s’adapte aux changements de contraintes mécaniques. Le caractère adaptatif de l’os est oublié pendant plus d’un siècle, avant de sortir de l’ombre dans les années 1980. Le concept révolutionne alors la compréhension de l’ostéoporose, à tel point que l’OMS réactualise la définition. L’ostéoporose, jusqu’alors définie par une masse osseuse basse, devient une maladie caractérisée par une « masse osseuse basse avec altérations de la microarchitecture entraînant un risque fracturaire accru ».

FMC au quotidien du : 19/11/2007

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Ce que vous rembourse vraiment la Sécurité sociale

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Ghislaine SURREL

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Les ménages français ont choisi de réduire leurs dépenses de santé pour faire face à la baisse de leur pouvoir d'achat. Dans le même temps, le Parlement débat sur le budget de la Sécurité sociale en 2009.

Savez-vous précisément ce que vous rembourse réellement l'Assurance maladie ? Médecin généraliste ou spécialisé, appareil auditif ou dentaire, lunettes, hospitalisation. .. Voici la part des dépenses de soins qui ne sont pas à votre charge.

14,40 € pour la consultation d'un médecin généraliste

La Sécurité sociale rembourse à hauteur de 70 % le prix d'une visite chez un médecin généraliste. Selon les tarifs en vigueur depuis juillet 2007, cela représente un montant de 14,40 euros pour une consultation à 22 euros chez un médecin traitant de secteur 1. Cette somme vaut aussi si le professionnel de la santé relève du secteur 2 et applique un prix libre.

Les visites pour les nourrissons facturées 27 euros donnent droit à un rendement de 18,9 euros. Et dans le cadre de médecins, dont la consultation est à 25 euros (secteur1) ou tarifée librement, la prise en charge atteint 17,5 euros.

Il faut respecter le parcours des soins pour espérer bénéficier du niveau maximum du remboursement d'une visite chez un médecin généraliste, sinon le taux de remboursement passe à 50 %.

Les vaccins sont remboursés en totalité ou à hauteur de 65 %

Les vaccins sont totalement pris en charge par la Sécurité sociale s'ils luttent contre :

  • la coqueluche, la diphtérie, le tétanos

  • la rougeole, les oreillons, la rubéole

  • la poliomyélite, la tuberculose

  • la varicelle, l'hépatite B

  • les infections à l'haemophilus influensae, le papillomavirus humains et pneumocoques.

Les autres vaccins sont remboursés à hauteur de 65 % du prix de la vignette sur la boîte.

L'acte d'injection est pris en charge à 70 % s'il est réalisé par le médecin traitant lors d'une consultation et à 60 % s'il est réalisé par une infirmière

850 médicaments remboursés sur la base du prix de leur générique

Le remboursement des médicaments repose sur la valeur de leur équivalent en générique : le prix forfaitaire de responsabilité . Si un patient souhaite un médicament vendu 15 euros, au lieu du générique, vendu à 10 euros, le remboursement portera sur le prix du générique. Près de 850 médicaments sont concernés, en particulier ceux qui traitent des maux de tête, du rhume ou de l'acné.

A cela s'ajoute, un système de vignette : 

  • vignette blanche barrée (médicament couteux): remboursement à 100 %

  • vignette blanche (la majorité des médicaments): remboursement à 65 %

  • vignette bleue (homéopathie ou traitement du trouble) : remboursement à 35 %

Les visites chez les médecins spécialistes remboursées à 70 %

Médecin spécialiste : 16,50 euros (tarif conventionné) ou 15,10 euros (honoraire libre)

Psychiatre, neuropsychiatre, neurologue

pour les 16/25 ans : 27,70 euros (secteur 1) ou 23,01 euros (honoraires libres)

plus de 26 ans : 24,90 euros (secteur 1) ou 23,01 euros (honoraires libres)

Cardiologue : 33,30 euros (secteur 1) ou 31,01 euros (honoraire libre)

Pour être remboursé au taux maximum, c'est-à-dire 70 %, la consultation d'un médecin spécialiste doit être précédée d'une visite chez le médecin traitant. Sans quoi, le taux de remboursement tombe à 50 %. Sauf pour les gynécologues, les psychiatres et les ophtalmologues.

Les dépassements d'honoraires des dentistes encadrés

Chirurgien-dentiste : 14,70 euros remboursés par visite sur la base d'un tarif conventionnel de 21 euros, soit une prise en charge à hauteur de 70 %.

Les chirurgiens- dentistes peuvent pratiqués des dépassements d'honoraires, si le patient demande un rendez-vous à un horaire inhabituel pour le cabinet, s'il dispose d'un droit de dépassement permanent. Dans tous les cas, ils sont tenus à une information au préalable de la visite.

Orthopédie dento-faciale : 16,10 euros par visite sur la base d'un tarif conventionnel de 23 euros, soit une prise en charge également à hauteur de 70 %.

Médecin stomatologie : 18,60 euros sur la base du tarif conventionné de 28 euros ou 15,10 euros en cas d'honoraires libres.

Les soins dentaires pour les plus de 13 ans remboursés à hauteur de 70 %

Les soins dentaires pris en charge à 70 % sont déterminée par la Sécurité sociale. Si le practicien est un médecin stomatologiste, il faut déduire 1 euro des montants remboursés qui suivent.

  • Détartrage : 20,24 euros remboursés (tarif conventionnel de 28,92 euros).
  • Carie (une face) : 11,80 euros (sur 16,87 euros).
  • Carie (deux faces) : 20,24 euros (sur 28,92 euros).
  • Carie (trois faces et plus) : 28,67 euros (sur  40,97 euros).
  • Dévitalisation d'une incisive ou canine : 23,61 euros (sur 33,74 euros).
  • Dévitalisation d'une prémolaire : 33,74 euros (sur 48,20 euros).
  • Dévitalisation d'une molaire : 57,35 euros (sur 81,94 euros).
  • Extraction d'une dent permanente : 23,40 euros (sur 33,40 euros).

Méfiance sur les tarifs libres des prothèses dentaires

Le tarif des prothèses dentaires est fixé par le chirurgien-dentiste . Ce dernier doit présenter un devis au patient. Les remboursements correspondent à 70 % d'une base établie par l'Assurance maladie.

  • Couronne : 75,25 euros remboursés (base : 107,50 euros).
  • Inlay-core : 85,78 euros remboursés (base : 122,55 euros).
  • Inlay-core à clavette : 100,83 euros remboursés (base : 144,05 euros).
  • Appareil dentaire (1 à 3 dents) : 45,15 euros remboursés (base  : 64,50 euros).
  • Appareil dentaire complet (14 dents) : 127,75 euros remboursés (base : 182,50 euros).
  • Bridge (trois éléments) : 195,65 euros remboursés (base : 279,50 euros)

129,80 euros de prise en charge de la prothèse auditive

Pour être prise en charge à hauteur de 65 % du tarif de base, une prothèse auditive doit être prescrite par un médecin et appartenir à une liste d'appareils homologués par l'Assurance maladie. Les frais pris en charge concernent aussi l'examen de l'oreille, le rendez-vous chez l'audioprothé siste, la formation à l'usage de la prothèse...

Pour les moins de 20 ans, les prothèses doivent au maximum être facturées à hauteur de 1 400 euros, soit une prise en charge de 910 euros.

Pour les plus de 20 ans, le remboursement forfaitaire est de 129,80 euros. Chaque patient à droit, une fois, à un remboursement dans la limite de 910 euros.

Les accessoires sont aussi pris en charge : écouteur (3,45 euros), microphone (6 euros), potentiomètre (2,95 euros), le vibrateur à conduction osseuse (6,90 euros), l'embout auriculaire (jusqu'à 34,70 euros).

Les visites chez l'ophtalmogue n'intègrent pas le parcours des soins

Le traitement de la vue n'impose pas un passage chez le médecin traitant. Il est possible de prendre rendez-vous chez l'ophtalmologue directement. La visite est remboursée à hauteur de 18,60 euros, sur la base du tarif conventionnel de 28 euros. Lorque le praticien applique des honoraires libres, le montant restitué par l'Assurance maladie s'élève à 15,10 euros.

Lentilles : la prise en charge à hauteur d'un forfait annuel de 25,70 euros par œil intervient en cas d'astigmatique irrégulier, myopie égale ou supérieure à 8 dioptries, strabisme accommodatif, aphakie, anisométropie à 3 dioptries, kératocône. Dans tous les cas, l'opticien est tenu de présenter un devis avec toutes les informations concernant le modèle proposé.

Les consultations d'ophtalmologues remboursées jusqu'à 18,60 euros

La consultation d'un ophtalmologue peut s'effectuer sans passer par le médecin traitant auparavant.

montant remboursé : 18,60 euros (tarif conventionné) ou 15,10 euros (honoraires libres)

Les montures sont remboursées à hauteur de 19,80 euros. Un seul remboursement par an et par enfant âgé de 6 à 18 ans. Pour les enfants de moins de 6 ans, plusieurs remboursements sont possibles au cours d'une année.

Les verres sont remboursés à hauteur de 65 % du prix de base fixé par la Sécurité sociale et selon le degré de correction.

  • Verre blanc, simple foyer, sphérique : de 7,83 à 29,23 euros remboursés

  • Verre blanc, simple foyer, cylindrique : de 9,71 à 30,23 euros remboursés

  • Verre blanc, multifocal ou progressif : de 25,47 à 43,30 euros remboursés.

Les montures et verres pour les +18 ans très mal remboursés

La consultation d'un ophtalmologue peut s'effectuer sans passer par le médecin traitant auparavant.

montant remboursé : 18,60 euros (tarif conventionné) ou 15,10 euros (honoraires libres)

Les montures sont remboursées à hauteur de 1,85 euros. Elles peuvent être renouvelées à l'identique avec une prescription médicale remontant au maximum à 3 ans.

Les verres sont remboursés à hauteur de 65 % du prix de base fixé par la Sécurité sociale et selon le degré de correction.

  • Verre blanc, simple foyer, sphérique : de 1,49 à 4,95 euros remboursés

  • Verre blanc, simple foyer, cylindrique : de 2,38 à 6,14 euros remboursés

  • Verre blanc, multifocal ou progressif : de 4,76 à 15,95 euros remboursés

Les lunettes de soleil peuvent être prises en charge par la Sécurité sociale

Les lunettes de soleil sont prises en charge à 65 % pour  :

  • les affections oculaires :
  • la conjonctivite intense

  • la kératite

  • l'iritis

  • la cataracte centrale ou congénitale

  • la rétinopathiela myopie accompagnée de photophobie.

Le forfait hospitalier n'est pas remboursé, mais les frais le sont

  • Le forfait hospitalier n'est pas remboursé par la Sécurité sociale. Il est dû pour tout séjour dans un hôpital ou une clinique supérieur à 24 heures. Il est fixé par décret à 16 euros et 12 euros en service de psychiatrie. Les femmes enceintes hospitalisées plus de quatre mois, les nouveau-nés dans leur trente premiers jours et les accidentés du travail, notamment, sont exemptés de cette participation au frais d'hébergement.
  • Les frais médicaux associés à une hospitalisation sont pris en charge à hauteur de 80 % du tarif conventionné des actes médicaux, à l'issue de l'envoi à l'Assurance maladie du bon de sortie. La prise en charge devient totale après plus de trente jours d'hospitalisation ou en cas d'une affection longue durée, par exemple. Les frais associés avant et après l'hospitalisation sont pris en charge à 50 ou 70 %.
  • Les séjours en cliniques privées sont pris en charge, mais seulement à hauteur des tarifs conventionnées.

Les frais de transport sanitaire sont pris en charge sous condition

La prise en charge des frais de transport sanitaire repose sur une prescription médicale, avec dans certain cas un accord préalable de la Sécurité sociale. Sont concernés :

  • les déplacements pour l'entrée et la sortie de l'hôpital

  • les déplacements liés à des soins ou à un arrêt de travail

  • les déplacements de longue distance.

  • Véhicule personnel : de 0,18 à 0,45 euro selon la puissance et le kilométrage de l'automobile. L'indemnité est la plus forte pour les véhicules entre 2 000 et 10 000 euros. Pour les motos : 0,12 euro. Autres deux roues à moteur : 0,09 euro.
  • Transports en commun : 65 % du prix du ticket.
  • Taxi : 65 % du prix de la course.
  • Avion : 65 % du tarif le plus bas du vol après accord de la Sécurité sociale.

Les affections de longue durée sont entièrement prises en charge

Une affection de longue durée est une maladie qui nécessite un suivi et des soins prolongés, c'est-à-dire plus de six mois et des traitements coûteux. 30 maladies font l'objet d'une prise en charge à 100 % dont :

  • accident vasculaire cérébral invalidant

  • insuffisance cardiaque grave

  • maladies chroniques actives du foie et cirrhoses

  • déficit immunitaire, virus de l'immuno-déficience humaine (VIH)

  • diabète

  • affections neurologiques et musculaires (dont myopathie)

  • hémophilies

  • hypertension artérielle sévère

  • insuffisance respiratoire chronique grave

  • maladie d'Alzheimer, Parkinson...

  • maladies métaboliques héréditaires

  • mucoviscidose ; paraplégie

  • polyarthrite rhumatoïde évolutive grave

  • sclérose en plaques

  • tuberculose active, lèpre

Le remboursement de cure thermale dépend des ressources du patient

La cure thermale doit être prescrite par le médecin traitant ou un spécialiste et dans un établissement homologué par l'Assurance maladie pour qu'elle soit prise en charge.

Les maladies qui ouvrent à une prise en charge d'une cure sont : les affections des muqueuses bucco-linguales, digestives, psychosomatiques et urinaires, les traitements dermathologiques ou gynécologiques, les difficultés cardio-artérielles, neurologiques, phlébologiques, rhumatologiques et respiratoires, ou encore les troubles du développement de l'enfant.

Lorsque deux établissements proposent le même traitement, le remboursement de l'hébergement est acquis pour celui qui est le plus proche du domicile.

Par ailleurs, les revenus annuels du patient ne doivent pas dépasser les 14 664,38 euros pour que les frais d'hébergement et de transports soient prise en charge. En revanche les frais médicaux restent pris en charge.

En savoir plus

Suivre ses remboursements médicaux

L'Assurance maladie a développé un site Internet, dans lequel chaque patient peut suivre le traitement de ses remboursements. Il accède aussi à l'historique. Cette procédure devrait se généraliser à tous les patients, pour à terme ne plus envoyer de relevé par voie postale. Ce site permet aussi d'entrer en contact avec la caisse d'Assurance maladie la plus proche de son domicile.

Pour se connecter, il faut se munir de son numéro d'assuré et d'un code confidentiel. Par défaut, il s'agit du numéro Allosécu à 6 chiffres inscrit sur les relevés de remboursement. Vous pouvez aussi demander à votre caisse locale un code provisoire à 8 chiffres. Il vous sera envoyé par courrier postal. Si vous oubliez vos codes, il faut suivre l'une ou d'autres des démarches. Une fois connecté, vous pouvez modifier votre code confidentiel.

CONSEILS

Comment décoder les remboursements d'une assurance santé
Entre abréviations et modes de calculs différents, pas facile de toujours comprendre ce que garantissent les complémentaires santé. Apprenez à les déchiffrer

http://www.linterna ute.com/argent/ assurance/ dossier/ce- que-vous- rembourse- vraiment- la-securite- sociale/en- savoir-plus. shtml


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