Maladie de GAUCHER : actualités

Permettre aux patients atteints de maladie de GAUCHER (Lipidose : déficit de glucocerebrosidase ), à leur famille et aux professionnels de santé d'échanger sur la prise en charge, le traitement, les problèmes administratifs, juridiques ... Ghislaine SURREL

06 novembre 2005

QUELQUES DEFINITIONS sur la génétique

Vous trouverez des articles traitant du même sujet dans la catégorie "Glossaire"

Liens utiles à la fin des catégories.

Ghislaine SURREL

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Chromosome (généralités)

Caryotype (ou caryotype fœtal)

Y (chromosome)*

Chromosomes sexuels

Chromosomiques (anomalies)

Gène

Locus*

Homéotique (gène)*

Dominant (caractère génétique)

Récessif (caractère génétique)

Hétérozygote

Homozygote*

Amniocentèse*

Bisphosphonates

Chromosome (généralités)

Anglais : chromosome

Dernière modification : 05/01/2003

Terme issu du grec khrôma : couleur et sôma : corps

Terme issu du grec khrôma : couleur et sôma : corps.

Utilisé pour la première fois par Waldeyer en 1888, le terme de chromosome dont le nombre s'élève à 46 dans l'espèce humaine désigne le support physique des gènes donc le matériel héréditaire de la cellule. Autrement dit c'est la forme que prennent les constituants du noyau (chromatine) au moment où celle-ci se divise. Les chromosomes sont constitués essentiellement d'ADN et de protéines en dehors de la division cellulaire. Le nombre de chromosomes situés dans les cellules d'un être vivant est variable selon l'espèce. 

Pendant les épisodes de division cellulaire, appelée mitose, on constate la présence de petits bâtonnets dans le noyau de la cellule, il s' agit des chromosomes, résultat de la segmentation de la chromatine contenue dans le noyau de la cellule.
Selon le stade de la division cellulaire (mitose) les chromosomes adoptent différentes formes. C'est ainsi qu'à la prométaphase (stade permettant de mettre en évidence le caryotype) les chromosomes adoptent presque tous une forme d'X et ont le plus souvent 2 bras courts et 2 longs. Grâce à des colorations effectuées en laboratoire il est possible de diviser chaque bras en zones que l'on appelle des régions qui sont subdivisées elles-mêmes en bandes et en sousbandes. Ceci a été fixé arbitrairement à la convention de Paris en 1971.

Chez l'homme les chromosomes se situent dans le noyau des cellules isolés du reste de la cellule : le cytoplasme, par l'enveloppe nucléaire constituée d'une double membrane. Dans les autres espèces le matériel génétique est libre à travers la cellule. Chaque cellule (exception faite des cellules reproductrices) compte 23 paires de chromosomes (ce qui fait 46 chromosomes en tout) dont 22 sont des autosomes ou chromosomes homologues, c'est-à-dire que les deux chromosomes d'une paire sont semblables morphologiquement. Ces paires sont différenciées et numérotées sur des caryotypes, de 1 à 22. Chez l'homme le nombre exact de chromosomes n'a été connu qu'en 1956. Dans chaque paire l'un des chromosomes provient de la mère l'autre du père.

Nomenclature
· Chaque bande porte un numéro ou une lettre. Celle-ci correspond à la paire de chromosome. Elle est suivie d'une lettre, la lettre p désigne un bras court la lettre q le bras long.
· 2 chiffres dont le premier indique la région et le second la bande sont séparés par un point (de la sous-bande). Par exemple 18 p l3.3 signifie : sur le bras court du chromosome 18, région 1, bande 3 et sous-bande 3.
· Les signes + ou - placés avant ou après le numéro de la paire chromosomique traduise un gain ou une perte de chromosome.
· Ainsi, un signe + ou un signe - situé après la lettre p ou q indique que le bras est allongé ou raccourci.
· La présence de la lettre t traduit la présence d'une translocation c'est-à-dire le déplacement d'un segment de chromosome sur un chromosome non analogue.

On parle :
D'un chromosome acrocentrique c'est-à-dire possédant un centromère (zone de construction séparant le chromosome en deux bras et jouant un rôle primordial pendant la mitose (division de la cellule). Ce centromère est très proche de l'une de ses extrémités, le bras court y est très bref.

D'un chromosome métacentrique, à l'opposé, quand celui-ci a des bras de longueur quasi égale et que son centromère est presque situé au milieu.

Constitution
Selon l'espèce animale le nombre de chromosomes est fixe.
Grâce à l'utilisation d'un microscope électronique puissant on constate que chaque chromosome est constitué par une double chaîne d'acide désoxyribonucléique (ADN) qui est le support des gènes. Cette molécule d'ADN est très longue et est associée à des protéines : les histones essentiellement. En dehors de la division cellulaire les chromosomes ne sont pas individualisés et l'on constate dans le noyau la présence de chromatine résultat du regroupement sur lui-même de la molécule d'ADN. Ce n'est qu'au cours de la division cellulaire que l'ADN se condense progressivement pour prendre l'apparence caractéristique en forme de X, celle d'un chromosome.
La transmission d'un exemplaire identique de matériel héréditaire à chacune des deux cellules au moment de la mitose est obtenue grâce à la duplication des chromosomes. On constate que cette duplication au niveau de chaque chromosome fait intervenir le dédoublement des bras court et des bras longs du chromosome. Ce mécanisme s'opère en miroir et aboutit aux chromatides. Les chromosomes restent réunis par le centromère qui confèrent ainsi au chromosome un aspect en croix.

Conventionnellement selon la longueur relative des bras, les chromosomes humains sont classés en 7 groupes :
Groupe A (grand métacentriques 1 à 3)
Groupe B (grand submétacentriques 4-5)
Groupe C (moyens submétacentriques 6 à 12 et chromosome X)
Groupe D (moyens acrocentriques 13 à 15)
Groupe E (petits submétacentriques 16 à 18)
Groupe F (petits métacentriques 19-20)
Groupe G (petits acrocentriques 21-22 et chromosomes Y)

Le gène est l'unité constituée d'A.D.N., qui, portée par les chromosomes, permet de transmettre les propriétés héréditaires d'un être vivant vers sa descendance. L'examen des chromosomes permet de constater qu'il existe des chromosomes somatiques ou autosomiques et des chromosomes sexuels ou gonosomiques.

Chromosome X. et Y.
La 23e paire constitue les chromosomes sexuels, ou gonosomes. Ils sont différents selon qu'il s'agit d'une femme d'un homme. Chez la femme, identiques ils sont appelés X, alors que chez l'homme, différents, il s'agit du chromosome X et l'autre, plus petit, le chromosome Y qui porte le gène TDF, reponsable entre autre, d'un phénotype masculin. Le phénotype par opposition au génotype est l'ensemble des caractères (somatiques) apparents d'un individu Il en est de même pour la majorité des espèces animales.

Les cellules reproductrices mâles ou femelles (ovules et spermatozoïdes) servant à la reproduction ne possèdent qu'un chromosome de chaque paire. Elles n'ont donc qu'un chromosome sexuel. Les gamètes femelles contiennent tous un chromosome X alors que les gamètes mâles possèdent un chromosome X ou Y. Au moment de la fécondation du gamète femelle par le gamète mâle, l'ovule reçoit un lot de chromosomes provenant du père et un lot de chromosomes provenant de la mère. Le sexe de l'embryon est déterminé par la nature du chromosome sexuel provenant du père.

Aberrations chromosomiques
Des techniques d'analyse affinées permettent d'étudier la structure de chaque chromosome en particulier. C'est ainsi que l'on peut mettre en évidence au sein de chaque chromosome une alternance de bandes claires et de bandes sombres ressemblant à un code-barre. L'aspect et la répartition des bandes sont spécifiques de chaque paire de chromosome. Grâce à cette observation il est possible de mettre en évidence des anomalies de nombre et avant tout de structure des chromosomes.

Les aberrations chromosomiques correspondent aux anomalies soit du nombre soit de la structure des chromosomes. Elles sont quelquefois détectées avant la naissance par l'analyse du caryotype de cellules provenant du fœtus. Celles-ci sont obtenues par ponction du trophoblaste ou par amniocentèse.

La présence de chromosomes en surnombre est la trisomie.
Un chromosome manquant dans une paire constitue une monosomie.
Les anomalies du nombre de chromosomes sexuels se rencontre (liste non exhaustive) dans :
Le syndrome de Turner (manque un chromosome X. Dans ce cas la formule est X0
Le syndrome de Klinefelter (chromosome X en trop) Révisé le 04/01/

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Caryotype (ou caryotype fœtal)

Anglais : karyotype

Dernière modification : 27/08/2001

Terme issu du grec karuon : noyau et tupos : empreinte. Cet examen fait à 16-17 semaines d’aménorrhée (absence de règles), est destiné à mettre en évidence l’état des chromosomes de l’enfant à naître. Il permet également de déterminer sans erreur possible le sexe du bé

Terme issu du grec karuon : noyau et tupos : empreinte.

Cet examen fait à 16-17 semaines d’aménorrhée (absence de règles), est destiné à mettre en évidence l’état des chromosomes de l’enfant à naître. Il permet également de déterminer sans erreur possible le sexe du bébé, puisque son étude porte sur les chromosomes sexuels. 

Grâce à un prélèvement de quelques millilitres qui peut se faire précocement (entre 12 et 14 semaines d’aménorrhée), on isole des cellules du foetus qui flottent dans le liquide amniotique, et on les met en culture 2 à 3 semaines. Ceci permet leur multiplication, puis leur observation.

Ce prélèvement récupère en même temps des lymphocytes (variété de globules blancs) et des fibroblastes.
Les fibroblastes présentent une forme de fusée et sont issus des cellules conjonctives (tissu de remplissage et de soutien rencontré fréquemment dans l’organisme et contenant des fibres élastiques et du collagène). Ces cellules ont la caractéristique d’être en voie de prolifération, de multiplication. Les fibrocytes sont les mêmes cellules arrivées à maturité. Ils sont cultivés, ce qui permet de les observer en état de mitose (division et reproduction des cellules). Les chromosomes ainsi observés prennent alors une forme de X., ils sont isolés depuis classés selon la classification de Denver. Il s’agit d’une sorte de carte chromosomique sur laquelle les 23 paires de chromosomes (soit 46 chromosomes) vont s’afficher.
Ces chromosomes se répartissent de la façon suivante :

  • Pour les cellules du soma (ensemble de l’organisme moins les cellules contenues dans les organes de la reproduction : spermatozoïdes, ovules), 44 chromosomes autosomiques appelés également chromosomes somatiques ou non sexuels. Il s’agit de la formule autosomique.

Pour les cellules gonosomiques (sexuelles) ou chromosomes sexuels, 2 chromosomes : X.Y. chez l’homme et X.X. chez la femme. Il s’agit de la formule gonosomique.

L’ensemble des deux formules (autosomique et gonosomique) constitue la formule chromosomique que l’on désigne par les chiffres totaux des chromosomes, suivi du détail des gonosomes. Ainsi, la formule 46XX est le caryotype normal de la femme et 46XY est le caryotype normal de l’homme.
Ce procédé, malgré tout, comporte un défaut. En effet, le résultat n’est obtenu qu’au bout de trois semaines. Or, si les parents ont décidé de ne pas accepter un fœtus avec anomalies chromosomiques, ils doivent exiger une interruption thérapeutique de grossesse. Et chaque jour compte…

Localisation sur le chromosome lui-même

Sur chaque chromosome, de part et d’autre du centromère (partie centrale du chromosome), il existe deux bras. Le bras court est symbolisé par la lettre p, et le bras long est symbolisé par la lettre q. Sur les bras existent des bandes qui sont regroupées en région numérotées à partir du centromère. Les sites des chromosomes sont ainsi repérés selon une nomenclature précise. C’est ainsi que la désignation 12 P. 2-3 signifie troisième bande de la deuxième région du bras court du chromosome 12.

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Y (chromosome)*

Dernière modification : 23/08/2005

Synonyme(s) : Chromosome Y*.

Introduction 
Il s’agit d’un chromosome sexuel appelé également hétérochromosome (terme désignant à l’origine un chromosome différent des autres par sa forme, sa taille et son comportement). Il fait partie des chromosomes qui sont à l’origine de la détermination du sexe (X et Y). Ainsi, les femmes ont deux chromosomes X, les hommes ont un chromosome X associé à un chromosome Y.

Physiopathologie 


Quand le nombre ou la structure des chromosomes sont anormaux, on parle d’aberration chromosomique. Elle provoque des maladies telles que l’hémophilie ou la myopathie (atteinte des muscles, congénitale ou acquise, due à un mauvais fonctionnement de l’organisme, d'origine neurologique, hormonale ou toxique) ou le mongolisme (entre autres).

D’autre part, un mauvais arrangement des chromosomes chez l'un des deux parents peut être la cause de cette aberration chromosomique. Enfin, une aberration chromosomique est parfois acquise comme c’est le cas dans le chromosome Philadelphie ou dans la leucémie myéloïde chronique par exemple.

Anomalies portant sur les chromosomes sexuels (ou gonosomes).

Le syndrome de Turner : environ 1 fille sur 2 500 naît avec un seul chromosome sexuel X . Le syndrome de Turner associe des malformations physiques typiques, une stérilité et un développement sexuel anormal.
Le syndrome de Klinefelter : 1 enfant sur 500 de sexe masculin naît avec un ou plusieurs chromosomes X supplémentaires. Le résultat sera une stérilité et un développement sexuel anormal, accompagné quelquefois d’une arriération mentale.

Certaines filles naissent avec un chromosome X et certains garçons avec un chromosome Y en plus.
yotype (représentation photographique des chromosomes d’un individu) permet de faire tous ces diagnostics. Il est proposé dans certaines grossesses (appelées à risque), quand il existe des antécédents familiaux ou chez une femme âgée de plus de 38 ans. Malheureusement, les anomalies que présentent ces individus sont telles qu’aucune guérison n'est envisageable.

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Chromosomes sexuels

Ce sont les gonosomes appelés également hétérochromosomes, ou chromosomes X. & Y. qui sont à l’origine de la détermination du sexe. Les femmes ont deux chromosomes X., les hommes ont un seul chromosome X. associé à un chromosome Y.

Quand le nombre ou la structure des chromosomes est anormal on parle d’aberrations chromosomiques. Elles provoquent des maladies telles que l’hémophilie * ou la myopathie (atteinte des muscles, congénitale ou acquise, due à un mauvais fonctionnement de l’organisme, du système neurologique, hormonal ou toxique), le mongolisme **, entre autres.

Au moment de la formation des gamètes (l’ovule et du spermatozoïde), quand la répartition des chromosomes s’effectue, des aberrations surviennent parfois, entraînant des anomalies au niveau du partage des chromosomes. Ces anomalies peuvent aussi avoir lieu au cours des premières divisions de l'ovule qui vient d’être fécondé.

Un mauvais arrangement des chromosomes chez l'un des deux parents peut-être la cause de d’une aberration chromosomique. Une aberration chromosomique est parfois acquise comme celle du chromosome Philadelphie ou dans la leucémie myéloïde chronique.

Sachant qu’il existe 2 types de chromosomes, les chromosomes sexuels appelés gonosomes et les chromosomes non sexuels appelés autosomes, les anomalies peuvent porter sur les un et les autres.

Les chromosomes portent l’information génétique des parents. 44 parmi les 46 chromosomes de l’homme n'interviennent pas dans la détermination du sexe. Lorsqu’un des 44 autosomes comportent un chromosome supplémentaire, on parle de trisomie. Le type de trisomie le plus fréquemment rencontré est la trisomie 21, (mongolisme), touchant en moyenne 1 enfant sur 600 ou 700. Toutes ces anomalies autosomiques provoquent des malformations physiques modérément ou exagérément graves, entraînant toujours une arriération mentale. Parfois, bien que le nombre de chromosomes soit normal, une partie d'un autosome manque. On retrouve cette anomalie dans la maladie du cri du chat, qui est due à la perte du bras court du chromosome 5. Dans ce cas un autosome sera porteur d'un segment supplémentaire provenant d'un autre autosome.

Anomalies portant sur les gonosomes. Ils sont au nombre de

·   Environ 1 fille sur 2 500 nait avec un seul chromosome sexuel X : c'est le syndrome de Turner. Il est associé à des malformations physiques typiques, une stérilité et un développement sexuel anormal.

·   Le syndrome de Klinefelter atteint 1 enfant sur 500 de sexe masculin. Il s’accompagne d’une stérilité, d’un développement sexuel anormal, et quelquefois d’une arriération mentale.

·   Certaines filles et garçon naissent avec un chromosome X ou Y en plus.

Le caryotype (étude du nombre de chromosomes et de leur morphologie), proposé dans certaines grossesses (appelées à risque), permet quand il existe des antécédents familiaux, ou bien chez une femme âgée de plus de 38 ans de faire le diagnostic de ces anomalies gonosomiques.

Aucune guérison n'est envisageable.

  * Hémophilie

il s’agit d’une maladie héréditaire transmise par les femmes dont l’atteinte est uniquement masculine. L’hémophilie est secondaire à l’absence d’éléments (ayant un rôle dans la coagulation) qui devraient normalement être présents dans le plasma (partie liquide du sang). Ceci se traduit chez l’individu atteint par cette maladie par une tendance aux hémorragies répétées et abondantes.

  ** Mongolisme, synonyme : trisomie 21 ou maladie de Down.

Il s’agit d’une maladie congénitale due à la présence d’un chromosome supplémentaire. Ce chromosome se situe sur la paire n° 21, entraînant chez le malade un aspect physique particulier, et des malformations des viscères, plus particulièrement au niveau du cœur. Le mongolisme s’accompagne d’une débilité mentale.

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Chromosomiques (anomalies)

Dernière modification : 27/08/2001

Voir également Denver (classification de), Patau (syndrome de), trisomie, centromère, mitose, méiose, génétique.

On parle d’aberrations chromosomiques quand le nombre ou la structure des chromosomes sont anormaux. Elles provoquent des maladies telles que l’hémophilie *, certaines myopathies (atteinte congénitale des muscles entraînant une diminution du tonus musculaire) ou le mongolisme **, entre autres.
Il existe 2 types de chromosomes : les chromosomes non sexuels appelés autosomes et les chromosomes sexuels (X et Y) appelés gonosomes ou allosomes. Les anomalies peuvent porter sur les uns ou les autres.

Plusieurs causes d'aberrations chromosomiques sont possibles :

·   un mauvais arrangement des chromosomes chez l'un des deux parents peut-être la cause d'une aberration chromosomique : au moment de la formation des gamètes (c’est-à-dire de l’ovule et du spermatozoïde), quand la répartition des chromosomes s’effectue, des erreurs sont susceptibles de survenir, entraînant des anomalies au niveau du partage des chromosomes

·   ces anomalies peuvent aussi avoir lieu au cours des premières divisions de l'ovule qui vient d’être fécondé

·   une aberration chromosomique est parfois acquise, comme on peut le rencontrer dans le cas du chromosome Philadelphie ou dans la leucémie myéloïde chronique par exemple.

Anomalies portant sur les chromosomes non sexuels ou autosomes Les chromosomes portent l’information génétique des parents. 44 parmi les 46 chromosomes de l’homme n'interviennent pas dans la détermination du sexe. Lorsqu’un des 44 autosomes comporte un chromosome supplémentaire, on parle de trisomie. Le type de trisomie le plus fréquemment rencontré est la trisomie 21 (mongolisme), touchant en moyenne 1 naissance sur 700. Toutes ces anomalies autosomiques provoquent des malformations physiques plus ou moins graves, et entraînent le plus souvent une arriération mentale.

Parfois, bien que le nombre de chromosomes soit normal, une partie d'un autosome manque. On retrouve cette anomalie dans la maladie du cri du chat, qui est due à la perte du bras court du chromosome 5.
Dans certains cas, un autosome sera porteur d'un segment supplémentaire provenant d'un autre autosome.

Anomalies portant sur les chromosomes sexuels ou gonosomes

Ces gonosomes sont au nombre de 2 : XX chez les filles et XY chez les garçons. Parmi les anomalies les plus fréquentes des chromosomes sexuels, on trouve :

·   le syndrome de Turner : environ 1 fille sur 2 500 naît avec un seul chromosome sexuel X.
Ce syndrome est associé à des malformations physiques typiques (petite taille, implantation basse des oreilles, thorax bombé, …), une stérilité et un développement sexuel anormal.

·   le syndrome de Klinefelter atteint 1 garçon sur 500. Dans ce cas, le caryotype (représentation photographique des chromosomes d’une cellule d’un individu) comporte un ou plusieurs chromosomes X supplémentaires. Le résultat sera une stérilité et un développement sexuel anormal, accompagnés quelquefois d’une arriération mentale.

·   certaines filles naissent avec un chromosome X et certains garçons avec un chromosome Y en plus.

Diagnostic prénatal

Le caryotype (représentation photographique des chromosomes d’une cellule d’un individu) permet de faire tous ces diagnostics. Il est proposé lors de certaines grossesses (appelées à risque) : quand il existe des antécédents familiaux ou chez une femme âgée de plus de 38 ans.

Traitement

Malheureusement, les anomalies que présentent ces individus sont telles qu’aucune guérison n'est envisageable.

* Hémophilie

Il s’agit d’une maladie héréditaire transmise par les femmes et dont l’atteinte est uniquement masculine. L’hémophilie est secondaire à l’absence d’éléments qui devraient normalement être présents dans le plasma (partie liquide du sang) et ayant un rôle dans la coagulation. Ceci se traduit chez l’individu atteint par une tendance aux hémorragies répétées et abondantes.

** Mongolisme, également appelé trisomie 21 ou maladie de Down.

Il s’agit d’une maladie congénitale due à la présence d’un chromosome supplémentaire. Ce chromosome se situe sur la paire n° 21, entraînant chez le malade un aspect physique particulier, et des malformations des viscères, plus particulièrement au niveau du cœur. Le mongolisme s’accompagne d’une débilité mentale.

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Gène

Dernière modification : 27/08/2001

Un gène est un segment d’ADN capable de donner des ordres pour que soit fabriqué n’importe quel élément de l’organisme. L’ADN est le constituant intime des chromosomes, qui permettent ainsi de transmettre les propriétés héréditaires de tous les êtres vivants.

Le segment d’ADN constituant le gène portant les instructions qui correspondent à l’ordre de fabriquer une protéine, contient des nucléotides. Il y en a 4 qui portent les initiales suivantes :

A (pour adénine)

T (pour thymine)

G (pour guanine)

C (pour cytosine)

C’est à partir de la combinaison de ces quatre éléments qu’une multitude d’acides aminés (qui sont les " briques " servant à la fabrication de protéines) peuvent être synthétisés.

C’est de cette façon que les parents peuvent transmettre à leurs enfants des caractères dits héréditaires, qui seront transmis à leur tour aux enfants de leurs enfants, etc.

Sur les chromosomes, les gènes sont situés sur des endroits bien précis que l’on nomme locus. Cette localisation est variable d’une génération à l’autre. Grâce aux 100 000 gènes différents qui constituent son génotype, l’être humain possède une carte d’identité unique : la carte du génome humain.

Dans chaque cellule (il y en a des milliards) composant un être humain, les chromosomes vont par paires. Ce qui signifie que chaque cellule possède les gènes en double. Un gène ayant la capacité de transmettre de manière héréditaire un caractère d’un individu à sa descendance (par exemple la couleur des cheveux, des yeux, etc.) est appelé allèle. Les allèles peuvent se définir comme deux gènes ayant la même fonction et occupant des sites analogues, équivalents, en quelque sorte comme les deux bras d’un individu. Quand les deux allèles que possède une personne sont identiques sur les deux chromosomes homologues, on parle de sujet homozygote. Quand les deux gènes allèles sont différents sur les mêmes chromosomes d’une personne, on dit que cet individu est hétérozygote.

Certaines maladies, pour se développer, nécessitent que l’individu qui en est atteint, ait eu une mutation (modification du génome susceptible d’apparaître brusquement et se transmettant aux générations suivantes). Dans ce cas on parle de transmission récessive.

Le deuxième cas de figure des maladies génétiques est celui où un seul allèle muté suffit pour que la maladie se manifeste. Cette maladie est qualifiée de transmission dominante.

  Mise à jour Avril 2000

Voici un exemple d’expérience réalisée par des chercheurs en génétique.

Un article paru dans la revue " Artérioclérosis, Thrombosis and Vascular Biology " indique que des chercheurs ont réussi à supprimer chez des souris des plaques d’athérome se déposant habituellement à l’intérieur des artères. Ce " petit tour de passe-passe " a été réalisé grâce à l’implantation chez ces mêmes souris d’une version humaine d’un gène à l’origine de la production d’une lipoprotéines (protéines associées à un lipides c’est-à-dire un corps gras) d’un type particulier : l’apolipoprotéine A.

Cette découverte va peut-être permettre de faire descendre le taux de cholestérol chez un animal, mais également de faire décroître les plaques à l’intérieur des vaisseaux de celui-ci. Animal…

La même expérience pourra-t-elle un jour se réaliser chez l’homme ?

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Locus*

Anglais : locus.

Dernière modification : 02/02/2005

Synonyme(s) : Gène (zone précise d'un)*.

Introduction 


Terme utilisé par Morgan en 1915 désignant l'emplacement précis d'un gène sur le chromosome qui le porte. Le gène étant l'unité constituée d'acide désoxyribonucléique (ADN) qui conserve et permet la transmission des caractères héréditaires des êtres vivants.

Généralités 


Le locus (au pluriel loci) désigne également le site anatomique rencontré sur les structures nerveuses répertoriées dans la nomenclature anatomique dite parisiensa nomina anatomica (P.N.A.). L'exemple le plus connu dans ce cas est celui du locus Niger qui est une lame de substance grise située dans une zone du système nerveux central appelée le pédoncule cérébral. Cette zone qui sépare les couches supérieures et inférieures de la substance blanche à ce niveau est constituée de neurones qui interviennent dans la régulation des mouvements automatiques. C'est la lésion du locus Niger qui est à l'origine des troubles de type parkinsonien

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Homéotique (gène)*

Anglais : homœotic, en américain : homeotic

Dernière modification : 17/08/2005

Terme issu du Grec homoibs : semblable, identique.

Synonyme(s) : Gène homéotique*.

Introduction 


Terme ayant  trait au devenir embryologique de chaque segment du corps : le métamère.

Généralités 


L'embryologie étudie le développement de l'embryon, nom donné au fœtus, de la fécondation (pénétration d’un spermatozoïde dans un ovule) jusqu’à la fin du troisième mois de grossesse. Cette phase correspond aux premiers stades de développement et de modifications  ayant pour résultat  les prémices d’un être humain. Elle est suivie de la période fœtale proprement dite, qui dure jusqu’à l’accouchement.

Un gène homéotique est un gène à l'origine ou si l'on préfère responsable de la segmentation du corps de l'embryon. Sa découverte a eu lieu chez la mouche drosophile. Chez cet animal la mutation homéotique permet de transformer un organe en un autre, par exemple une paire d'antennes en une paire de pattes. Ces gènes contiennent la séquence homéobox.

Un gène est un segment d’ADN capable  de donner des ordres pour que soit fabriqué n’importe quel élément de l’organisme. L’ADN est le constituant intime des chromosomes, qui permettent ainsi de transmettre les propriétés héréditaires de tous les êtres vivants

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Dominant (caractère génétique)

Caractère génétique qui va se manifester quand il est présent sur le chromosome d'un individu.

Dans chaque cellule, il existe 46 chromosomes regroupés 2 par 2 (paires de chromosomes). Une zone du chromosome porteur de l'ordre aboutissant à un caractère est matérialisé par un gène, présent sur les deux chromosomes mais s'exprimant avec " une force " plus ou moins importante (expression différente : on parle alors d'allèles).

Dans ces conditions deux ordres différents vont être exécutés et le caractère qui en résultera est appelé dominant car d'une force supérieure à l'autre.

Dans la réalité, quand une maladie génétique est dite à transmission dominante, il suffit qu'un individu reçoive de l'un de ses parents un chromosome contenant l'allèle dominant pour qu'il présente cette maladie.

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Récessif (caractère génétique)

Dernière modification : 27/08/2001

Qualifie un caractère génétique qui doit être transmis par les 2 parents pour pour se manifester chez leur descendants.

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Hétérozygote

Dernière modification : 27/08/2001

voir également gène, chromosome, génétique

Sujet possédant dans ses chromosomes, des gènes différents de la même paire de chromosomes. Les gènes sont des zones situées sur un chromosome, permettant de transmettre les caractères –caractéristiques- d’un individu à sa descendance. On parle également de deux allèles différents. 

Le croisement de deux sujets hétérozygotes ou d’un sujet homozygote et d’un autre sujet hétérozygote, n’est pas uniforme, comparativement au résultat obtenu par le croisement de deux sujets homozygotes.

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Homozygote*

Dernière modification : 16/01/2005

Voir également : Chromosome (généralités), Dominant (caractère génétique), Dominant*, Gène, Récessif.

Introduction 


Qualificatif signifiant qu'un individu présente des gènes (zone d'un chromosome permettant de transmettre les caractères à sa descendance) identiques sur deux chromosomes faisant partie de la même paire

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Amniocentèse*

Anglais : amniocentesis.

Dernière modification : 31/12/2004

Terme issu du Grec amnion : amnios et kentein : piquer

Les visuels amniocentèse, amnios et fœtus de huit semaines,caryotype humain normal, caryotype ordonné normale, cordon ombilical, embryon de trois jours, embryon à 17 jours, embryon de 20 jours, embryon d'un mois, embryon de cinq semaines.

Introduction 


Examen largement employé en obstétrique, consistant à prélever du liquide amniotique afin de procéder à l'analyse des cellules du fœtus flottant dans ce liquide, et permettant de déterminer s'il existe ou pas une malformation du fœtus en établissant son caryotype, c'est-à-dire la carte des chromosomes contenus dans ses cellules.

Généralités 


Ce prélèvement indolore et très rapide à travers la paroi de l'abdomen et de l'utérus permet d'obtenir quelques millilitres de liquide amniotique (20 cm3 du liquide dans lequel se trouve le bébé à l'intérieur de l'utérus de la mère). Il se fait sous surveillance échographique, sans anesthésie, en utilisant une grosse aiguille montée sur une seringue.
Après avoir prélevé ce liquide dans lequel flottent des cellules de l'enfant et de la mère, on isole et on met en culture celles du fœtus pendant 2 à 3 semaines, pour permettre leur multiplication, puis ou procède à leur observation au microscope.

Malgré l'avantage qu'il procure, ce procédé comporte malgré tout un défaut, c'est le délai nécessaire à l'obtention du résultat (trois semaines). Or, si les parents ont décidé de ne pas accepter un fœtus avec une pathologie, et choisissent une interruption thérapeutique de grossesse, cette attente signifie pour eux une affliction supplémentaire.

L'amniocentèse s'adresse essentiellement aux femmes ayant dépassé l'âge de 38 ans, et à celles ayant déjà un enfant trisomique. Ce cas de figure représente environ 1 % des femmes enceintes, il est donc absolument nécessaire de pouvoir rassurer les futures mamans.

Prévention 


Cet examen entrant dans les consultations de diagnostic prénatal doit aussi s'appliquer au couple ayant eu eux-mêmes ou dans leur famille des enfants atteints d'une maladie génétique.

Bisphosphonates

Postménopause et ostéoporose (stratégie thérapeutique)*

Dernière modification : 22/10/2005

Synonyme(s) : Ostéoporose survenant après la ménopause (stratégie thérapeutique)*, Ménopause et ostéoporose (conseils thérapeutiques)*, Raloxifène*, SERM*, Biphosphonates*, Diphosphonates*, Bisphosphonates*.

Introduction 


L'ostéoporose survenant après la ménopause est le résultat d'une carence en oestrogènes.

Iconographie 


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  Ostéopénie (radiographie de l'humérus) 
  Ostéodensitométrie de hanche

Épidémiologie 


L'ostéoporose postménopausique survient essentiellement chez la femme de 55 à 65 ans. Cette affection touche six femmes pour un homme.

Plus rarement elle concerne l'homme après l'andropause. L'andropause est l'ensemble des manifestations organiques (et psychiques) qui apparaissent entre l'âge de 50 et de 70 ans. Elle se manifeste essentiellement par une diminution des activités génitales. 

L'ostéoporose postménopausique peut également survenir après une castration. La castration correspond à l'ablation des glandes génitales, essentiellement des testicules. Elle porte également le nom d'émasculation chez l'homme et d'ovariectomie chez la femme.

Physiopathologie 


À âge égal, on constate que les patientes qui ont présenté une ménopause précoce ont une densité osseuse (solidité du tissu osseux) liée à une accumulation de minéraux abaissée par rapport aux femmes qui ont été ménopausées plus tardivement.

L'examen du tissu osseux chez une femme en postménopause montre la perte de l'os que les spécialistes appellent trabéculaire qui est beaucoup plus importante que celle de l'os cortical c'est-à-dire de l'os en périphérie. L'os trabéculaire est en quelque sorte l'os situé plus près du centre.

Le tissu osseux normal est constitué de support de protéines (plus précisément de collagènes) qui se minéraliseé c'est-à-dire se durcit sous l'effet des dépôts successifs des minéraux, en particulier le calcium, le phosphore et la silice.

Chez la femme en postménopause non seulement la calcification ne se fait pas convenablement mais la trame osseuse constituée de collagène (il s'agit en quelque sorte l'armature de l'os) est défaillante ce qui favorise la survenue de fractures par insuffisance osseuse.

L'insuffisance osseuse touche plus particulièrement la colonne vertébrale, les côtes, les cols du fémur, la ceinture pelvienne (pubis) et le squelette des jambes.

Symptômes 


L'ostéoporose postménopausique fait partie des ostéoporoses primitives qui sont les plus fréquentes. Elle est souvent responsable de :

  • Fracture tassement des vertèbres
  • Fracture du poignet

  • Fracture du col du fémur

En dehors de l'ostéoporose postménopausique les autres variétés d'ostéoporose primitive (fréquentes) sont :

  • L'ostéoporose sénile au cours de laquelle le remodelage du tissu osseux entraîne une perte progressive de la masse de ce tissu osseux durant toute la vie.
  • L'ostéoporose d'origine génétique pour laquelle des mutations (bouleversements de certains gènes) ont ont été mis en évidence.

  • L'ostéoporose idiopathique de l'homme jeune qui est une maladie très rare touchant essentiellement les individus de 30 à 40 ans et dont l'évolution est péjorative

Labo 


Le taux de calcium dans le sang (calcémie), le taux de phosphore dans le sang (phosphorémie) ainsi que celui des phosphatases alcalines est normale.

On distingue, en fonction de l’acidité du milieu de la réaction, les phosphatases alcalines, qui agissent en milieu moins acide (elles sont essentiellement présentes dans le foie et le tissu osseux), et les phosphatases acides prostatiques (PAP), qui agissent en milieu acide.

Les phosphatases alcalines, dont le taux est de :

  • 1,5 à 4 unités pour 100 millilitres (Bodansky)
  • 4 à 20 unités pour 100 ml (King Armstrong)

  • 60 à 170 (UI) unités internationales par litre

...sont normalement présentes dans le sang, et sont en partie éliminées par la bile. La présence de cette enzyme est indispensable à la minéralisation de l’os. Dans les cellules osseuses ayant pour but la fabrication du tissu osseux (ostéoblastes) ainsi que celles du cartilage (chondroblastes), il existe des vésicules de calcification contenant de la phosphatase alcaline.

Chez quelques patients seulement on constate un excès de sécrétion du calcium à l'intérieur des urines (hypercalciurie) toujours modéré.

Le taux sanguin de parathormone est bas au cours de l'ostéoporose postménopausique.

Traitement 


La stratégie thérapeutique au cours de la posteménopause est la suivante.


1) En cas de fracture le traitement fait appel à un médicament : le biphosphonate. Pour certaines équipes spécialisées en rhumatologie et en endocrinologie ainsi qu'en médecine gérontologique il est nécessaire d'adjoindre au biphosphonate, de la calcitonine.

Les biphosphonates appelés également bisphosphonates ou diphosphonates sont des médicaments faisant partie des antiostéoclastiques c'est-à-dire des inhibiteurs de la résorption du tissu osseux. Pour les spécialistes les diphosphonates sont des analogues structuraux du pyrophosphate qui inhibent la résorption osseuse mais qui n'inhibent pas la minéralisation osseuse. Ce type de molécule (médicament) pénètre à l'intérieur des ostéoclastes qui sont les cellules qui détruisent la trame osseuse) et induisent leur mort (précisément l'apoptose) diminuant du même coup la résorption osseuse et la calcémie (taux de calcium dans le sang).

L'indication des diphosphonates est avant tout l'ostéoporose survenant après la ménopause et s'accompagnant de tassement vertébral.
L'hypercalcémie c'est-à-dire l'élévation du taux de calcium dans le sang surtout quand elle a une cause maligne est une autre indication des diphosphonates.
La maladie osseuse de Paget (lors des poussées) est également une indication des diphosphonates.

Les contre-indications majeures des diphosphonates sont (liste non exhaustive) :

  • La fragilisation du tissu osseux à type de fracture ou de fissures
  • L'orthopédie récente c'est-à-dire datant de moins de trois mois

  • La présence de zones d'ostéolyse (destruction du tissu osseux)

  • L'insuffisance rénale

  • La grossesse et l'allaitement

Les diphosphonates présentent quelques effets indésirables (liste non exhaustive) :

  • Troubles digestifs (nausées et diarrhées)
  • Exacerbation (exagération) de douleurs osseuses en cas de prises trop élevées

  • Risque de fracture spontanée due à la déminéralisation

Ce médicament ne doit pas être pris concomitamment avec les antiacides qui en diminuent la résorption (absorption par les intestins)
Le régime alimentaire doit comporter, d'autre part, suffisamment de calcium et de vitamine D.

Enfin, toujours lorsque une fracture est déjà survenue, il est nécessaire de prévenir la survenue d'autres chutes. Ceci est obtenu par des conseils de bon sens tel que (liste non exhaustive) :

  • Mise en place d'un éclairage suffisant dans les couloirs et les escaliers entre autres
  • Pose d'une rampe

  • Retrait des tapis favorisant les chutes

  • Activité physique suffisante avec par exemple un travail musculaire au lit quand il existe une immobilisation prolongée

  • Hydratation suffisante avec des eaux minérales contenant du calcium

  • Alimentation carnée de façon à favoriser l'apport protéique (collagène de la trame osseuse). Une corpulence trop mince n'est pas souhaitable. En effet l'index de masse corporelle doit être supérieur à 18,5.


2) Quand la patiente ne présente aucun antécédent de fracture il est tout d'abord nécessaire d'analyser les facteurs de risque et de connaître la densité du tissu osseux composant le squelette. Chez une patiente qui présente une ostéoporose particulièrement importante (à l'ostéodensitométrie) il est nécessaire d'envisager une prise en charge de la même manière que s'il y avait eu une ou plusieurs fractures.


3) Chez les patientes ayant, d'autre part, une ostéopénie il est le plus souvent conseillé un biphosphonate de façon à prévenir l'ostéoporose.

Certaines équipes médicales proposent également le raloxifène.

Le raloxifène est un modulateur sélectif de l'activation des récepteurs aux oestrogènes. La propriété principale du raloxifène est de prévenir la perte osseuse et les fractures vertébrales à une phase précoce de la ménopause. Ce médicament qui fait partie des modulateurs sélectifs des récepteurs des œstrogènes (SERM) possède d'autres capacités (réduction de l'incidence des cancers du sein sans théoriquement, sans augmenter le risque de cancer de l'endomètre a contrario des estrogènes et  réduction du cholestérol). Néanmoins le raloxifène accroît le risque de troubles de la circulation veineuse et la survenue d'embolie (caillot sanguin) veineuse. Ce médicament est contre-indiqué chez les femmes en âge de procréer et quand celles-ci présentent entre autres, des antécédents thrombo-emboliques.

L'ostéopénie se définit comme une densité osseuse située entre 1 et 2,5 déviations standards au-dessous de la norme.

La supplémentation (apport supplémentaire) en vitamine D doit se faire à raison de 400 unités internationales par jour.

L'utilisation éventuelle d'un corset orthopédique, de façon à maintenir en particulier la colonne vertébrale, n'est pas toujours indiquée. En effet, étant donné l'intérêt majeur de la mobilisation musculaire pour diminuer la résorption osseuse, le corset n'est pas toujours souhaitable. Néanmoins en cas de douleurs intolérables il est quelquefois incontournable.

http://www.vulgaris-medical.com/front/?p=index_alphabetique&lettre=A

Posté par MaladieDeGAUCHER à 21:08 - Glossaire - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

DIFFICULTER

VRAIMENT C'EST TRES BIEN MAIS J'AI DU MAL A IMPRIMé POURTANT C'EST TRES INTERESSANT ET CAPITAL CE QUE VOUS DITES.

Posté par LOVELYAS, 10 septembre 2008 à 16:54

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